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Témoignages

Notre santé ça nous parle

A la suite de la publication de notre actu "épandages de pesticides des distances de sécurité indispensables" plusieurs témoignages nous sont parvenus, nous avons décidé de les publier dans cette nouvelles rubriques. Si vous aussi vous avez été victimes de problème de santé dont vous soupçonnez notre environnement d'en être responsable adressez nous votre témoignage. Attention toutefois ne pourrons être mis en ligne que les témoignages qui ne sont pas diffamatoires ni injurieux :


Le 27 juin 2014 :"Je souhaiterais apporter mon témoignage, suite à l'article du 16/06/14 sur les pesticides.. En 2001 j'ai choisi de m'installer en campagne, mon habitation est en limite de terrain agricole, le mur de ma maison délimite ce terrain.
En 2007, la location de cette terre change d'exploitant, là les pesticides arrivent.. Depuis 2007, chaque année, le paysan épand des pesticides à la limite de mon habitation, nous avons tenté une discussion amiable, rien n'y fait.. Il continue de nous envoyer ses produits chimiques.. Il est lui, bien protégé par un masque, combinaison etc.. comme lui recommande de faire son organisme de maladie.
Lundi 16 juin vers 22h30 il est venu épandre ses pesticides..il était si près de la maison que ses bras d'épandage l'ont heurté, que la maison tremblait .. Les enfants ont été réveillés, ils dormaient fenêtre ouverte, ce qui a permit aux produits de traitement de s'installer dans la maison.. L'air extérieur et intérieur était saturé d'une odeur chimique.. Bien entendu nous avons fermé les fenêtres, ce qui n'a pas empêché les enfants d'être réveillé dans la nuit par une toux affreuse, une irritation .. Ils n'ont pu se rendre à l'école le lendemain. Un certificat médical a été établi par un médecin.
Je me questionne.. Comment les agriculteurs peuvent être si informé des risques pour leur propre santé, par leur organisme de maladie, les chambres d'agriculture, et ne prennent pas en compte toute personne située au pied du tracteur ? Comment peux t'on assister à un tel vide juridique qui permet de laisser des enfants se faire ainsi empoisonner ? Nous étions 5 dans la maison, nous avons tous subi des gènes respiratoires et passé une nuit blanche.. Les représentants de la FDSEA parlent d'une législation en vigueur..elle n'existe pas, vide juridique total..
Il me paraît urgent que le gouvernement mette en place une limite de protection pour les habitations, et protège la population civile de ces pesticides.


Didier Dreo."


Le 30 juin 2014 : "Notre habitation est bordée sur 2 côtés par des champs cultivés par un agriculteur, fort sympathique mais qui pratique l'agriculture dite conventionnelle. Cette année nous avons de la chance les champs sont en herbe, il y aura juste plusieurs épandages de nitrate mais comme c'est sous la forme de granulés nous ne serons pas lésés. Les autres années, ce sont soit du mais (ou moins 2 passages d'herbicide, plus en mai un passage de round up les années où un couvert végétal est mis en place) soit du blé (là c'est encore pire notamment en juillet où dès qu'il pleut c'est fongicide, fongicide). Pour nous protéger nous avons mis en place une double haie qui a eu du mal à pousser (les jeunes plants n'apprécient guère les traitements). Ce qui nous inquiète c'est de ne pas connaître l'impact sur notre santé ainsi que sur celle de nos animaux domestiques de tous ces traitements (s'il y a de la chaux ou du sable coquiller il ne peut guère y avoir d'impact). Dès que nous avons une maladie nous nous interrogeons, sans doute  parfois à tort, si ce n'est pas à cause de ces traitements (et notamment de l'effet cocktail) et nous sommes aussi inquiet pour l'agriculteur qui épand les produits. Nous pourrions sans doute exiger de notre voisin qu'il utilise pas son pulvérisateur quand il y a du vent qui vient vers chez nous mais le vent est très changeant en force et en direction.

Jean Sarasin, LANVELLEC (22).
"


Le 9 juillet 2014 : "Bonjour, J'habite à proximité du cimetière du Guilvinec et ce n'est pas la première fois que je dois me plaindre des pratiques de désherbage de la commune dans cette espace. J'ai les yeux qui me piquent et il règne à chaque fois une odeur similaire dans tout mon appartement, ce qui m'oblige à fermer les fenêtres et couper la ventilation. Pourquoi alors que le risque d'intoxication est avéré, les employés communaux sont d'ailleurs équipés pour certains (!) de masque gants et combinaison, ne prévient-on pas la population pour la protéger ? Je crois bien avoir lu que le produit utilisé s'appelle "Ektar sol", est-il normal que le personnel pulvérise en présence des usagers, j'ai vu une petite dame venir se recueillir sur une tombe à quelques mètres de l'agent et à l'endroit même où il venait de passer. Que peut-on faire pour que cessent ces pratiques ?
 
Mme C."

Pour information, il existe bien une réglementation interdisant l'accès des lieux publics pendant la durée du traitement (arrêté du 27 juin 2011) et une instaurant des délais de rentrée sur site après traitement, variable selon les molécules utilisées (arrêté du 12 septembre 2006).

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