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Jardiner au naturel, ça coule de source... pour tous !

Les particuliers sont-ils sensibilisés aux problèmes liés à l’utilisation des pesticides? Pas sûr. Se sentent-ils responsables? Pour la plupart, pas du tout. Leur offre-t-on les clés pour se responsabiliser et changer? Peut être !
Depuis 2005, certaines jardineries bretonnes s’engagent à délivrer un conseil orienté à leurs clients. Elles forment leurs vendeurs, travaillent en partenariat avec des associations et des collectivités, utilisent des outils de communication pour mettre en valeur les techniques alternatives aux pesticides,... parce qu’elles ont choisi de signer de la charte « Jardiner au naturel, ça coule de source ! ». En 2005, elles étaient une vingtaine, en 2009, elles sont plus de 100 à avoir signé.
Chacun participe La MCE (Maison de la Consommation et de l'environnement) a initié la première charte sur le bassin rennais. Mais le SMBPR (syndicat Mixte de Production du Bassin Rennais), Rennes Métropole, Jardiniers de France étaient également de la partie ; le tout sous l’égide de la DRCCRF (Direction Régional de la Consommation de la Concurrenece et de la Répression des Fraudes) . Le partenariat, une condition qui n’a pas changé depuis lors. Pour mettre en place une charte sur un territoire donné, une collaboration associations / collectivités locales est toujours indispensable. Eau & Rivières de Bretagne s’est d’ailleurs engagée sur la majorité de ces chartes. Simple participation ou réel investissement comme en Finistère où l'association a joué un rôle clé de promotion lors de l'élargissement, notre engagement n’est pas toujours le même mais à chaque fois notre présence démontre notre adhésion à cette démarche.
Mieux conseiller
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| Pour mieux conseiller, il faut se former |
Le principe fondamental est le conseil au client, c’est pourquoi cette charte n’est pas signée avec les grandes surfaces (où le vendeur est rare). Le magasin signataire s’engage à ce que ses vendeurs délivrent en priorité un conseil mettant en avant des techniques alternatives, il est pour cela formé. Le client, lui, a toujours le choix lors de son achat, mais il sait qu’il existe une alternative non chimique.
Suivis de près Les magasins signataires transmettent également les chiffres d’affaire pour les produits phytosanitaires et pour les techniques alternatives.
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Exemple d'utilisation des outils de communication: mise en valeur du produit "naturel"
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Mais ils sont aussi régulièrement enquêtés par des bénévoles associatifs afin de savoir quel est le conseil délivré, comment sont utilisés les outils de communication, etc. En 2007, une de ces enquêtes portait sur la réponse donnée par le vendeur à un client qui souhaitait empêcher les « mauvaises herbes » de pousser dans son fossé. Sur les jardineries signataires de la charte 7% conseillent un désherbant chimique contre 54% pour les non-signataires. Des progrès ont été faits, mais il en reste encore à faire.
Historique : 2005 Première charte sur l’agglomération rennaise et ses 4 bassins versants d’alimentation en eau potable. 2007 Extension test réussie sur le bassin versant de la rade de Brest (partenaire Maison de la bio 29), la Région Bretagne confie la coordination de la régionalisation de la charte à la MCE 2008 Début de la régionalisation de la charte, signature sur Douarnenez et les bassins du Ris et les syndicats des eaux du Goyen, Quimper et le Sivalodet, Vitré communauté et le bassin Vilaine Amont. 2009 Nouveaux territoires signataires : Trégor-22 (bassins versants de la Lieue de Grève, du Léguer et du Jaudy-Guindy-Bizien), Argoat-Goëlo (bassins versants du Trieux, du Leff et de l’Ic). Prévisions 2010 6 autres territoires projettent de se lancer.
Source : MCE
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