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Qualité de l'eau

Un cas d'école, le bassin de l'Ic

Le « grain de beauté des Côtes d’Armor » : c’est ainsi que se présente la commune de Binic dans les guides touristiques qui vantent les charmes de cette commune littorale de la baie de Saint-Brieuc.

Pourtant, depuis une vingtaine d’années, les échouages d’algues vertes nourries par les nitrates défigurent les plages de cette commune, empestent son atmosphère, et font fuir les touristes. C’est toute l’économie locale, commerces, immobilier, pêche côtière, qui fait les frais de cette marée verte qui envahit la côte en début de printemps, et qui, au gré des vents et de l’ensoleillement, submerge les plages de Binic et d’Etables-sur-Mer.

A l’origine de ce déséquilibre écologique, les excédents de nitrates épandus sur les sols, soit sous forme d’engrais chimique, soit sous forme de lisier (de porcs, de volailles, de bovins) : lessivés par les pluies hivernales, ils se retrouvent dans les sources, les nappes, puis les rivières et les eaux cotières.

Outre les programmes généraux de lutte contre les pollutions agricoles (le Programme de Maîtrise des Pollutions Agricoles a démarré en 1994), pas moins de trois programmes locaux de restauration de la qualité des eaux ont été mis en place sur ce bassin versant, en 1990, 1996, puis 2002, dans le cadre de Bretagne Eau Pure. Ceci sans effet probant sur les teneurs en nitrates qui restent très élevées, puisqu’en 2004, le maximum relevé se situait à 80 mg/l, soit très au-dessus du plafond réglementaire de 50 mg/l.

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