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Qualité de l'eau

De l'eau potable, mais à quel prix ?

Face à la marée des nitrates qui a contaminé, sources, fontaines, rivières et nappes, les collectivités ont préféré fuir le champ de bataille et faire supporter aux usagers consommateurs et aux contribuables les coûts externes de cette pollution.

Sous prétexte de modernisation des usines de production et de sécurisation des réseaux, un triple mouvement a été mis en œuvre, pour le plus grand profit des traiteurs d’eau :

- l’abandon de centaines de captages locaux, et la centralisation de la production d’eau potable à partir d’un nombre restreint de points de prélèvements ;
- l’interconnexion des réseaux qui permet de multiplier les mélanges d’eau et de diluer la pollution ;
- la sophistication des installations de traitement. Avec une dizaine d’usines en fonctionnement, la Bretagne est la championne d’Europe de la dénitratation !

Tous ces travaux, menés insidieusement, la plupart du temps sans aucun débat au sein des collectivités, dépossèdent peu à peu les élus locaux de leur capacité à gérer la production et la distribution de l’eau. L'usager consommateur lui est noyé et ne comprend plus rien à l’empilement des structures chargées de l’eau : commune, syndicat intercommunal, syndicat mixte de production, syndicat mixte de distribution, syndicat départemental de l’eau… L'usager consommateur est incapable de savoir d’où vient l’eau qui coule à son robinet, celle-ci étant le résultat de plusieurs mélanges d’eaux brutes, mélanges qui varient d’un jour à l’autre…

Cette fuite en avant explique en partie pourquoi l’eau du robinet en Bretagne est une des plus chères de France, alors que la ressource y est particulièrement abondante.

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