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Actualités 2014

Actu semaine 48ter/2014

Conserverie Morbihanaise :
fin de l'enquête publique


L'Inam et l'Ellé seraient fortement impactés par le projet présenté.

L'entreprise du groupe CECAB, située entre le Faouët et Lanvénégen (56), qui produit des conserves à base de légumes, demande une autorisation pour développer ses activités,et mettre en place une station d'épuration et un méthaniseur. Eau & Rivières a donné un avis défavorable à ce projet qui, dans l'état actuel, impacterait indéniablement la qualité des eaux du ruisseau dans lequel elle prévoit de déverser dorénavant ses effluents. La position de l'association rejoint ainsi les critiques et interrogations de l'autorité environnementale, exprimées dans son avis du 26 août 2014.

L'entreprise est située à cheval sur l'Inam, affluent de l'Ellé, dans un milieu particulièrement fragile et sensible : zone Natura 2000 « Rivière Ellé », ZNIEFF 2 du bassin de l'Ellé, rivière de 1ère catégorie piscicole, avec présence de frayères à saumons sur 2-3km en aval de l'entreprise, proximité d'une zone humide au Nord-Est du site...

L'entreprise, qui souhaite passer de 64.500 à 102.000 tonnes de produits finis, prévoit de cesser l'épandage de la totalité de ses effluents (eaux usées et déchets végétaux) sur des terres agricoles. Elle demande donc à construire une station d'épuration couplée à une unité de méthanisation, et ainsi rejeter dans l'Inam une partie des eaux épurées. Cet apport supplémentaire d'effluents, même traités, dans un petit cours d'eau qui reçoit déjà à l'amont les effluents de l'entreprise Ardo et ceux de la commune de Gourin, est incompatible avec l'obligation européenne de ne pas dégrader la qualité des eaux. Dans son dossier de demande, l'entreprise n'a d'ailleurs pas évalué correctement cet impact, tant sur l'Inam que sur l'Ellé. Le déclassement de la qualité des cours d'eau pour les paramètres Phosphore et Nitrate est cependant démontré, ce qui est tout à fait contraire au principe de non dégradation prôné par la Directive Cadre sur l'Eau !

L'entreprise a un énorme besoin en eau (424.000m3/an), qu'elle prélève en partie dans l'Inam (également 9 forages + réseau public + réutilisation d'une partie des eaux traitées). Elle demande ni plus, ni moins, à bafouer la règle sur le débit réservé à la vie biologique du cours d'eau, pendant la moitié de l'année !

De manière générale, le dossier est flou et manque de précisions : dimensionnement des nouveaux outils (station d'épuration visiblement sur-dimensionnée, et méthaniseur inconnu), part des eaux usées, lixiviats et digestats qui seront prélevés par les agriculteurs, plan d'épandage incomplet, oublis et erreurs sur les paramètres qualifiant la pollution, etc.

Pour ces raisons, Eau & Rivières de Bretagne ne peut que donner un avis défavorable à un dossier insuffisant en l'état, et à un projet qui détériorera la qualité de l'eau de l'Inam et de l'Ellé, et impactera fortement le riche milieu environnant.

Lire la déposition d'Eau & Rivières de Bretagne
Lire la déposition du Syndicat Mixte du bassin Ellé-Isole-Laïta


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