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Actualités 2014

Actu semaine 41/2014


L'été des cyanobactéries



La Rance en septembre 2014. C'est joli, mais mieux vaut ne pas mettre un pied dedans! Crédit M. NOGARET

L'année 2014 aura été florissante pour les algues bleues ou cyanobactéries. Sur les 35 plans d'eau douce suivis par l'Agence régionale de santé (ARS) en Bretagne, 20 à 25% d'entre eux ont connu un ou plusieurs épisodes d'interdiction de baignade suite au développement massif de ces micro-algues.

Les cyanobactéries sont pour une majorité inoffensives, mais certaines d'entre elles produisent des toxines. Celles-ci peuvent s'avérer dangereuses pour la santé humaine et animale. L'excès de phosphore et la stagnation de l'eau (donc son réchauffement et un accès facilité à la lumière) sont les principaux responsables de la présence massive de cyanobactéries (voir la page consacrée aux cyanobactéries).


Développement massif de cyanobactéries sur le lac de Guerlédan. Crédit B. BLANCHARD

Seuls les plans d'eau qui ont une activité de baignade déclarée sont suivis par l'ARS. Ainsi, les sites habituellement touchés ont, à nouveau, connus des développements massifs de micro-algues (ou efflorescence). On pourra citer en Finistère le lac du Drennec à Sizun ; en Côtes d'Armor, le lac de Guerlédan ; en Morbihan, l'étang de Bel-Air à Priziac ou le lac au duc à Taupont, ou encore en Ille-et-Vilaine les étangs d'Apigné (Rennes).

Il est à noter que d'autres sites sont touchés par ces développement de cyanobactéries, mais où il n'existe pas de suivi sanitaire. Si les ports de Dinan et Lanvallay ont vu leurs activités nautiques interdites à la mi-septembre, ce ne fût pas le cas en amont ou en aval de ces deux villes. De même, certains sites régulièrement touchés par les efflorescences et suivis par l'ARS ont été fermés à la baignade définitivement. Arrêter l'utilisation de l'ouvrage ne fait qu'occulter le problème. D'une part, parce que la pollution de l'eau responsable des développements massifs des cyanobactéries est toujours présente. D'autre part, parce que le public n'est plus informé de ces développements et de leurs impacts sanitaires.

Ainsi, des plans d'eau comme ceux de Damgan et Muzillac interrogent et inquiètent, car susceptibles de développement de cyanobactéries. Il est indispensable qu'un suivi plus poussé sur tous les plans d'eau douce soit réalisé, afin de mieux connaître l'ampleur du phénomène. Mais également d'informer la population, afin qu'elle prenne conscience des risques possibles. Enfin, et comme souvent, ce ne sont pas les solutions curatives qui régleront le problème (traitement à la craie), mais bien les solutions préventives. On croirait parler d'algues vertes...

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