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Actualités 2014

Actu semaine 27/2014

Une réforme de la PAC indispensable mais insuffisante !


Près de 40 participants studieux lors de cette journée de formation...

Eau & Rivières de Bretagne organisait le 26 juin une formation pour ses adhérents à Pontivy sur le thème « Réforme de la Politique Agricole Commune : quels impacts pour l'eau en Bretagne ? ». L'occasion de faire le point sur les avancées - indéniables - de cette nouvelle PAC, mais l'occasion aussi de pointer les ratés et la déception qu'elle suscite chez des défenseurs d'une agriculture durable.

La matinée était consacrée à un retour sur les fondamentaux de la PAC, et sur le contenu de la réforme pour la future PAC 2014-2020 :
*Mary Henry de la Chambre d'agriculture de Bretagne a détaillé les changements concernant le premier pilier de la PAC (les aides directes aux agriculteurs) : convergences des aides entre Etats membres et au sein des Etats membres, paiement redistributif aux 52 premiers hectares, verdissement,...
*les nouvelles aides du deuxième pilier (développement rural) ont été présentées par Pascal Renault du Conseil Régional de Bretagne : gestion de l'enveloppe au niveau régional, prise de compétence du Conseil Régional, doublement du budget du FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural), nouvelles mesures agro-environnementales...

Et l'après-midi, trois acteurs agricoles impliqués dans les négociations sont venus apporter leur point de vue critique sur cette réforme : Samuel Féret du Collectif PAC 2013, Véronique Marchesseau de la Confédération Paysanne de Bretagne et Michel Mauguin de la fédération régionale des CIVAM (Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural). Ils nous ont démontré que la nouvelle PAC sera moins européenne, donnant plus de marge de manœuvre aux Etats membres, et moins ambitieuse que le projet initial porté par le commissaire européen, Dacian Ciolos. En France, les dernières négociations (encore en cours) ne sont pas encourageantes. Le verdissement notamment ne permettra pas l'évolution des pratiques escomptées, puisqu’il est, sur certains points, moins exigeant que l'actuelle conditionnalité des aides ! Globalement, les élevages de vaches laitières et allaitantes seront les plus défavorisés par la réforme, ce qui devraient modifier sensiblement le paysage breton dans les années à venir.

Représentant en moyenne 70% du revenu des éleveurs bovins ou 30% chez les producteurs de porcs, les aides de la PAC sont un outil indispensable pour faire évoluer les pratiques agricoles. Mais l'occasion a été manquée d'orienter ces aides directes vers une agriculture durable et vertueuse. Ce sont principalement les aides du deuxième pilier qui sont porteuses d'espoir, malgré leur caractère volontaire et le faible budget qui leur est alloué.

Il ne faut pas non plus négliger l'importance d'autres leviers : le moment décisif de l'installation des nouveaux agriculteurs et la gestion du foncier agricole, qui ne doivent plus être confiés aux seuls agriculteurs !


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