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Actualités 2014

Actu semaine 25/2014

Le téléphone remplace le contrôle !



Ou l'histoire vraie survenue ce printemps en Ille et Vilaine : le 14 avril, un pêcheur alerte la fédération de pêche d'une pollution importante d'un affluent de la Seiche, le ruisseau de Quincampoix. Des morceaux globuleux et gras de couleur grisâtre dérivent au fil de l'eau. Aussitôt avertis, le technicien de la fédération de pêche et l'agent de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques qui se rendent immédiatement sur place remarquent un flot incessant de particules. La rivière est totalement colmatée par des champignons et bactéries de type "queues de moutons" qui témoignent d'un rejet chronique et important de type organique, le cours d'eau est pourri sur plusieurs centaines de mètres. Les recherches effectuées permettent de remonter à la source si l'on peut dire : une importante installation porcine équipée d'une station de méthanisation.

S'agissant d'une installation classée pour la protection de l'environnement, sa surveillance relève de la mission d'inspection assurée par la Direction Départementale de la Protection des Populations (ex DSV). Celle-ci est immédiatement sollicitée. Que croyez vous qu'elle fit ?

Qu'elle se déplaça sur le site ? Qu'elle vérifia que les textes réglementaires étaient bien appliqués ? Qu'elle s'assura que les installations étaient exploitées conformément aux prescriptions techniques fixées dans les arrêtés d'autorisation ?

Non. Ce serait méconnaître toutes les ressources insoupçonnées de l’administration.

Le responsable de l'inspection choisit de rester à son bureau rennais, et téléphona à l'exploitant pour le prévenir du problème. Le temps que l'éleveur remette en ordre son installation polluante, efface les non conformités, et trois jours plus tard, l'inspection procéda à un contrôle.

Ouf, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes,  l'inspection n'eut pas à dresser procès verbal.

Quand on songe combien la presse spécialisée relaie la contestation d’une partie monde agricole contre les contrôles incessants et tatillons… La Fontaine en aurait peut-être fait une fable « le pollueur et l’administration » dont la morale eût pour objet de définir lequel des deux est le plus fautif en l’affaire.

Lire la lettre d'ERB au préfet d'Ille-et-Vilaine



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