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Actualités 2014

 
Actu semaine 23/2014

Cultures hydroponiques,
le projet détruirait 12ha de zones humides




Le projet de création d'une ferme de cultures hydroponiques, d'une unité de méthanisation et de compostage porté par la société LDC Algae est soumis à enquête publique. L'association Eau & Rivières de Bretagne a rencontré le commissaire enquêteur. Elle lui a remis un dossier argumenté, qui pose la question de l'opportunité d'installer ce complexe agro-industriel dans un site aujourd'hui dédié à l'activité agricole, et principalement constitué de prairies humides.

L'emprise de ce projet imperméabiliserait environ 23 ha de terres agricoles actuellement pâturées. Celles-ci sont classées NC au Plan local d'urbanisme de la commune de Plouguenast. Sur ces zones ne sont permises que : « les installations agricoles soumises à la législation des installations classées, les constructions et installations nécessaires aux productions maraîchères, horticoles et florales, les affouillements et exhaussements de sols nécessaires à la réalisation des constructions et équipements précités, ainsi que les plans d'eau.» Rien de semblable avec le complexe prévu par  la société LDC Algae !  Un tel projet ne nécessitant pas de lien au sol a vocation à être implanté en zone industrielle et ne doit pas contribuer à l'artificialisation déjà excessive de terres agricoles.

De plus, ces terres agricoles sont pour une grande partie d'entre elles des prairies humides. Contrairement à ce qu'annonce le porteur de projet dans son étude d'impact, l'expertise floristique et pédologique réalisée par notre association estime à 12 ha la superficie des zones humides sur le secteur. Le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de la Vilaine affirme que « la destruction ou la dégradation des zones humides doit être clairement arrêtée. Tous les aménageurs doivent éviter cette dégradation dès la conception de leur projet. La compensation des impacts n'est qu'un pis aller lorsque l'évitement ou la réduction ne sont pas possibles».

Sur ces fondements, notre association demande à ce qu'avant toute autorisation définitive une contre-expertise indépendante soit réalisée afin d'évaluer correctement la superficie des zones humides impactées et la qualité des mesures compensatoires proposées.

Voir le courrier adressé au commissaire enquêteur (.pdf - 72 Ko )

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