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Actualités 2014

Actu semaine 03bis/2014


Quelles leçons Eau & Rivières tire-t-elle
des inondations de Quimperlé ?


Elles sont de deux ordres : d'une part, la crue de ces derniers jours est hors normes, et d'autre part, la gestion du bassin versant doit faire l'objet d'une décision lucide et courageuse.

Que s'est-il passé ?
Il est tombé sur les Montagnes noires en décembre 2013 trois fois plus de pluie que d'habitude, dont les 2/3 concentrés sur la dernière semaine. En conséquence, à compter du 23 décembre et pendant une dizaine de jours, la basse ville de Quimperlé a subi une inondation d'importance variable.

Des réactions ? Des solutions ?
La construction de barrages sur les cours d'eau a régulièrement été évoquée par certains et relayée par la couverture médiatique importante de ces événements.
Le projet de barrage a été officiellement et définitivement écarté par la Commission Locale de l'Eau (CLE) du Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) du 28 février 2013. Parallèlement, une étude a été lancée début 2010 pour étudier la viabilité de la construction de retenues dans le lit mineur des cours d'eau essentiellement pour limiter les inondations. Le bureau d'étude a rendu ses conclusions début décembre 2013 : ces retenues peuvent abaisser légèrement de 10% le niveau de l'inondation lors de crues de faible et moyenne intensité, résultat déjà atteint grâce aux barrières anti-crues installées à Quimperlé ; pour des crues plus graves, elles seront transparentes et soumises au risque de rupture en cas d'événements extrêmes. De plus, ces dispositifs ne sont pas viables économiquement. L'option des « barrages » est donc une fausse bonne solution, et il serait absurde de persister dans cette direction.

Alors que faire ? D'autres solutions à rechercher ?
Cette crue rentre dans la catégorie de celles qui résistent à toutes les interventions humaines. Par contre, il faut s'interroger sur la répétition des crues de faible et moyenne intensité.
Nous ne pouvons que souscrire à l'appel des élus de Quimperlé pour une solidarité amont/aval. Oui, mille fois oui ! Pour une gestion intégrée du territoire et de son occupation, des sources à l'estuaire. Pour que chacun, à son niveau, prenne la pleine mesure des conséquences de ses pratiques sur la collectivité dans son ensemble. Pour que l'on mette enfin en place une politique efficace de maintien et recréation du bocage, de restauration des zones humides, et de reméandrage des cours d'eau. Pour que l'urbanisation cesse aux abords des rivières, qu'on leur rende leur espace de respiration. Les constructions sur zone remblayée dans le lit majeur d'un cours d'eau, les parkings gagnés sur le lit mineur, les corsets de béton dans lesquels on entend contraindre une rivière... constituent autant d'aberrations qu'il faut corriger de toute urgence.

Téléchargez la lettre ouverte aux élus

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