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Actualités 2013

Actu semaine 35bis/2013

Eau et Rivières opposée à la reprise
du clapage des boues du port de Loctudy



Triste pêche... (photo Ouest-France)

Le chantier de dragage et d’immersion en mer des vases, interrompu pendant juillet et août pour cause de saison touristique, reprend au 1er septembre, malgré l’impact négatif démontré à plusieurs reprises par les nombreux traits de chalut opérés dans les zones d’immersion. Le dernier en date a eu lieu le 28 août jour du comité et dont le résultat, exposé devant le conseil général, était affligeant : vases compactes, blocs de pierre, etc.

Le comité de suivi du clapage s'est réuni mercredi 28 août. Après avoir fait le point sur la situation du chantier, nous avons pu visionner quelques extraits de vidéo sous-marine qui montraient une richesse remarquable en particulier en langoustines mais aussi la présence de blocs de vase et/ou de pierres. Nous avons eu aussi les résultats de l’étude de suivi sur les paramètres physiques, chimiques et les espèces benthiques, étude qui conclut à l’absence d’impact. Sauf que le point de suivi (avant et après immersion) se situe au centre de la zone qui n’a pas été impacté directement par les rejets de vase. Nous avons eu droit aussi au récit du chalutage initié par les maîtres d’ouvrage, en présence d’un huissier et du maire de Loctudy qui montrait qu’il n’y avait que très peu de vase et que la pêche (langoustines+ poissons) était tout à fait comestible ?

L’administration préfectorale considère que les conditions sont requises pour la reprise du chantier. Pourtant l’étude d’incidence, qui a permis l’autorisation de ces travaux et qui démontrait que l’épaisseur de vase ne dépasserait pas le millimètre sur les zones d’immersion, est manifestement erronée. Pour quelle raison ? Nombre de paramètres pris en compte insuffisants, bureau d’étude incompétent ou autre raison ? On peut s’interroger.

Malgré les mises en garde réitérées des professionnels et des associations (voir actu semaines 30/2011 et 17/2013), le conseil général, chef d’orchestre de cette mauvaise partition, s'obstine à vouloir immerger les boues dans une zone Natura 2000, là où les langoustines sont abondantes. Les solutions de traitement à terre qui auraient permis de ne pas polluer ces zones maritimes, n’ont pas été étudiées ou de façon très marginale.

Eau & Rivières de Bretagne demeure donc opposée à la reprise du clapage, pour des raisons environnementales et économiques.

Consultez le dossier presse du CG29



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