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Actualités 2013

Actu semaine 6bis/2013


Déchets non dangereux en Pays de Morlaix
retour sur la réunion du Peuple de l'eau

foto déchets
Une présentation de la situation faite par JL Polard pdt
du Symeed et Vincent Garnier chargé de mission


Une soixantaine de personne a pris part jeudi soir à Plourin-les-Morlaix à la soirée d'information du « Peuple de l'eau », organisée par Eau & Rivières. Cette soirée portait sur un sujet d'actualité en Pays de Morlaix, celui du traitement et de la gestion des déchets et plus particulièrement de l'étude de pré-faisabilité d'ouverture d'un centre de stockage de déchets non dangereux (ISDND) sur le site de l'ancienne carrière de Kerolzec à Saint-Martin-des- Champs.

Pour l'occasion et à la demande des associations qui fréquentent ces rendez-vous trimestriels (Bretagne Vivante, ADPNP, APPMA Saint Pol, Au fil du Queffleuth et bien sûr Eau & Rivières...), Jean-Luc Polard le Président du Syndicat départemental des déchets (le Symeed) et son équipe ont fait une présentation en trois temps.

Premier temps

Les acteurs de la politique départementale déchets, pilotée par le Conseil général 29, et l'organisation et les résultats du Plan départemental de 2005 révisé en 2009 : PREVENTION – VALORISATION – COOPERATION. Des résultats, dont quelques chiffres ont été donnés au public : - 11 % d’ordures ménagères résiduelles en 7 ans, 78 % de la population couverte par un programme local de prévention, 93 €/hab/an = coût annuel du service public, en dessous de la moyenne nationale (95€),...

Deuxième temps

La situation finistérienne en matière de traitement des déchets et un éclairage particulier sur le territoire de Morlaix, dont Jean-Luc Polard a rappelé qu' « il avait refusé dans les année 90 la politique du tout incinération, et proposé alors le site de Kerolzec comme un site potentiel pour accueillir du stockage de déchets ultimes ». Il a été précisé qu'en 2011, le Finistère a exporté 135 000 tonnes de déchets, faute de capacité de stockage en local, que ces milliers de camions coûtent de plus en plus cher à la collectivité, et sont en totale contradiction avec l'un des engagements du Grenelle et son principe de proximité dans le traitement des déchets.

Troisième temps

La poursuite de la recherche de site de stockage et dans le cadre de la mission d'optimisation de la coopération la réflexion autour de la carrière de Kerolzec. Les 11 premiers sites pressentis font l'objet d'études d'acquisition foncière, le 1er ISDND de Tréméoc est en cours d'instruction administrative et une étude de préfaisabilité a été réalisée pour le site de Kerolzec. Cette étude, commandée par Morlaix Communauté en 2007, conclue que sous réserve de poursuivre et approfondir les études d'impact, sur l'environnement notamment, la faisabilité technique, réglementaire et financière pour ce site permet d'envisager de poursuivre les études. Ces études pourraient prendre encore 4 ans, si tant est qu'il y ait un maître d'œuvre local et un consensus autour du projet. Si le centre devait voir le jour, il aurait une durée de vie de 16 ans, soit une capacité de stockage de 50 000 tonnes pour un coût estimé à 31 millions d'euro, ce qui ramènerait la tonne de déchets à 39 euros contre 54 actuellement, et permettrait la création de 6 emplois.

Lors du débat qui a suivi, Jo Hervé, Président d'Eau & Rivières, a rappelé que si les associations étaient favorables à la notion de proximité des outils de traitement, « elles considèrent que ce ne sont pas 2, mais au moins 4 ISDND qui devraient être créées, pour que chaque territoire se sente réellement responsabilisé en tant que producteur de déchets et s'engage pleinement dans la réduction à la source, mais que ces centres doivent tenir compte des contraintes environnementales et ne pas léser économiquement les riverains ». Des élus du conseil municipal de Saint-Martin ont également pris la parole pour expliquer leur opposition à la poursuite du projet, reprochant à l'étude « de ne pas correctement interpréter le PLU de la commune » qui ne permettrait pas l'accueil d'une telle activité dans cette zone (ce que le Symeed réfute), mais aussi de ne pas voir que cette carrière est en pleine zone artisanale et « que la ville pousse aussi par là, que les habitants auront bientôt pour horizon le Mont Kerolzec qui culminera à 101 m ! ».

Un exercice de concertation locale salué par tous, mais qui devra être suivi de bien d'autres rendez-vous pour parvenir à une acceptabilité sociale. Pour cela, la suggestion de l'élu morlaisien Michel Le Saint de faire organiser une conférence de consensus, c'est-à-dire de réunir pendant un temps limité (en général 3 jours) un jury pluridisciplinaire qui va tenter de se faire une opinion sur un sujet controversé, aura sans doute retenu l'attention du Symeed.
foto salle

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