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Actualités 2013

Actu semaine 6/2013


La supercherie du plan algues vertes sur l'Horn

foto horn
Tenter de réduire de 188 tonnes les flux d'azote à échéance 2015, c'est avoir pour objectif 
d'atteindre 64 mg/L de concentration quand il en faudrait 10 pour mettre fin aux marées vertes !
 
Eau & Rivières l'a appris il y a quelques jours : le huitième et dernier projet de territoire du Plan algues vertes, lancé par la Ministre de l'environnement en février 2010, vient d'être validé par le comité de financeurs (Etat, Région, Agence de l'Eau et Conseil général 29).

Après presque 2 années d'un blocage orchestré par le syndicat majoritaire local, puis la menace de l'Etat d'en passer par la voie réglementaire, un ultime round de négociation a accouché d'une souris.

Car ce dernier projet finalisé dans le temps est aussi le dernier des 8 dans son ambition de venir à bout de ce cancer qui ronge notre littoral. C'est ce qu'Eau & Rivières dénonce dans le courrier adressé au Président du Conseil Régional et à ses membres, qui doivent voter en fin de semaine l'engagement de près d'1 million d'argent public (une partie des quelques 4.7 millions qui vont être investis à perte sur ce territoire).

L'histoire de la politique bretonne de l'eau regorge de ces grands programmes coûteux pour le contribuable, sans réelles ambitions de changement, et au final sans beaucoup de résultat. C'est bien pour ne pas avoir à revivre les désillusions des Bretagne Eau Pure 1, 2 puis 3, du programme Pro-littoral... qu'Eau & Rivières demande à la Région et ses partenaires financeurs de ramener les acteurs locaux (agriculteurs, élus, syndicat d'eau, chambre d'agriculture,...) à la table des négociations pour qu'au minimum, le "tronc commun" des engagements que l'on a pu observer sur les 7 autres baies soit aussi présent dans la Charte de l'Horn-Guillec.

Les militants locaux d'Eau & Rivières, qui ne sont pas membres de la Commission Locale de l'Eau et n'ont pas été invités au groupe de travail local qui a conçu ce projet, déplorent entre autres :
- que l'essentiel du projet repose sur un projet de méthanisation, dont la faisabilité technique est peu probable dans le délai imparti (moins 30 % d'azote d'ici 2015);
- que le projet alternatif à cette illusoire méthanisation reste inconnu, et présenté dans le document soumis au vote comme "confidentiel" ;
- qu'aucun niveau d'engagement ne soit fixé quant à l'évolution des systèmes agricoles par développement des systèmes herbagers, biologiques ou par désintensification des productions légumières contrairement à l'ambition fixée dans le plan national ;
- que l'objectif de reconquête des zones humides soit aussi faible ;
- que la plus grosse partie des engagements tourne autour de l'optimisation de la fertilisation, avec une énième copie des démarches déjà mises en œuvre depuis de nombreuses années, démarches qui ont donné des résultats marginaux.

En approuvant publiquement 4 des 8 plans, notre association a montré qu'elle pouvait être partenaire d'une démarche, dès lors que son contenu est à la hauteur de l'enjeu.

La confiance que nous portent les bretons nous oblige donc aujourd'hui à dénoncer la supercherie et le gaspillage d'argent public que constituerait la signature en l'état de ce projet très largement inconsistant.

Lire la lettre adressée au Conseil régional


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