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Actualités 2013

Actu semaine 3bis/2013


L'environnement bouc émissaire des crises agricoles


Depuis plusieurs semaines et encore aujourd'hui, certaines organisations agricoles ne cessent, à la veille des prochaines élections aux chambres d'agriculture, de tirer à boulets rouges sur les politiques environnementales et de manifester... au moment même ou de plus en plus d'exploitations agricoles s'engagent sur la voie d'un développement durable !

Il est démagogique de faire de la protection de l'eau le bouc émissaire des difficultés réelles que vivent certaines productions agricoles et de faire ainsi l'impasse sur les vrais problèmes : dérégulation des marchés, difficultés d'accès au foncier, coûts de revient trop élevés, insuffisance de la valeur ajoutée de la filière production-transformation, injustice de la répartition des aides PAC...

Personne de sérieux ne conteste les progrès accomplis par l'activité agricole pour réduire la contamination des eaux, dans le cadre de programmes qui ont mobilisé des fonds publics considérables. Mais personne ne doit non plus nier que les pollutions demeurent à un niveau encore trop élevé pour affaiblir ces programmes : En matière de pesticides, sur les eaux brutes superficielles c'est toujours une vingtaine de prise d'eau qui dépassent la norme de 0,1 micro gramme, en matière de marées vertes les plages finistériennes sont malheureusement toujours victimes de nombreux échouages, pour ne donner que deux exemples…

Si la réduction de « l'inflation paperassière » est une revendication juste que soutiennent les associations environnementales, il est inexact de parler de surenchère réglementaire alors qu'au contraire cette réglementation a été profondément affaiblie ces derniers mois : abaissement des seuils d'autorisation pour les élevages avicoles et bovins, simplification des procédures pour les opérations de regroupement et de modernisation des élevages, abaissement des plafonds d'épandage du fait des modifications de référence …

Sauf à vouloir que les contribuables continuent de payer éternellement le ramassage des algues vertes, des traitements de l'eau potable de plus en plus sophistiqués, et d'éventuelles amendes européennes, il n'est pas imaginable de remettre en cause les démarches d'intérêt général engagées aujourd'hui.



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