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Actualités 2012

Actu semaine 38ter/2012


Les rendez-vous manqués
du gouvernement

photo hollande
Ni le discours du Président de la République au Space le 11 septembre, ni celui du Premier Ministre en clôture de la conférence environnementale le 22 septembre, n'auront rassuré tous ceux qui plaident pour l’indispensable intégration des enjeux environnementaux dans la politique agricole française.

Si François Hollande, saluant les efforts des agriculteurs pour respecter l'environnement, a reconnu qu'ici " dans cette région, il y avait une nécessité car il y avait eu des excès", il a plaidé pour "produire mieux pour produire plus. Voilà tout l'enjeu. C'est une forme de révolution «doublement verte » que nous devons faire. Puisqu'il nous faut, à la fois, produire davantage, mais produire différemment". Le Président de la République a souhaité que "nous puissions participer à ce verdissement de la politique agricole commune, à condition que les modalités soient adaptées pour correspondre à la réalité de nos exploitations. Le second pilier de la PAC, la France doit les utiliser pour accompagner le mouvement agro-environnemental, mais en utilisant toutes les techniques et notamment les plus innovantes".

Quant au Premier Ministre, il a évoqué à l'issue de la conférence environnementale quatre décisions dans le domaine agricole : "S’agissant de l’agriculture, je veux vous faire part de quatre décisions. La première, c’est que le gouvernement entend maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM autorisées au niveau communautaire. La deuxième est le lancement d’un nouveau plan en faveur du développement de l’agriculture biologique. La troisième est l’interdiction de l’épandage aérien de produits phytosanitaires, sauf dans des cas d’espèce en l’absence de solutions alternatives. Et d’une façon générale, l’effort de réduction de l’utilisation de ces produits sera poursuivi. La quatrième concerne les biocarburants : face à la hausse des cours des céréales et des oléagineux sur les marchés mondiaux, le gouvernement a décidé de demander à nos partenaires européens et au niveau international, une pause dans le développement des biocarburants de première génération. Au plan national, nous avons décidé de plafonner le taux d’incorporation à 7 % et d’atteindre les objectifs communautaires avec des biocarburants de seconde génération. Les agréments seront renouvelés jusqu’au 31 décembre 2015 et le soutien public sera mis en extinction à cette date".

Mais ces déclarations ne sauraient compenser les silences des deux premiers responsables du pays, sur le maintien de l'objectif de réduction de moitié des pesticides, sur le décret nitrates augmentant les surfaces d'épandage, ou sur la prévention des marées vertes et bleues qui gangrènent nos eaux littorales et intérieures. En regard de l’obligation de résultats imposé par la DCE à l’horizon 2015 « d’un bon état écologique des eaux superficielles », ces silences ont de quoi inquiéter.

L'excellence environnementale, promise par François Hollande lors de sa campagne, ne concernerait-elle pas l'agriculture ?


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