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Actu semaine 38/2012


A la découverte des zones humides de la réserve de Magoar Penvern


Une trentaine de personnes ont découvert, la réserve naturelle de Magoar Penvern,
entre prairies humides et tourbières, avec l'AMV, gestionnaire du site.

Eau et Rivières organisait samedi une balade dans les marais de Magoar Penvern. Le site de 33 ha est géré depuis 1990 par l'Association de Mise en Valeur de Lann Bern et Magoar Penvern (AMV). Classé réserve naturelle régionale et ZNIEFF, le site protégé se trouve au cœur du grand marais de Plouray, au sud de Glomel. L'objectif était de faire connaître ce site remarquable et de sensibiliser les participants à la préservation de ces zones fragiles, mais si utiles...

Une flore et une faune remarquables
Cette immense zone humide préservée est le berceau d'une diversité biologique extrêmement riche. On y rencontre la loutre,
la rainette arboricole, diverses espèces de tritons et de chauve-souris... Le site abrite également deux papillons diurnes protégés très particuliers, puisqu'ils dépendent tout les deux d'une fleur locale spécifique pour se reproduire : le Damier de la Succise et l'Azuré des mouillères. Ce dernier nécessite impérativement la présence de la Gentiane pneumonanthe pour pondre ses œufs et d'une espèce de fourmis qui nourrissent ensuite la larve avant le stade adulte.
Nous avons également pu admirer dans les tourbières la Drosera, cette fameuse plante carnivore, mais aussi des sphaignes (dont la sphaigne de la pylaie), des linaigrettes, des fluteaux nageants et autres plantes hydrophytes.
Au total, on recense sur le site de Magoar Penvern 323 espèces d'insectes, et 350 espèces botaniques.


Plusieurs espèces de sphaignes sont présentes sur le site.

Une gestion adaptée pour favoriser la biodiversité
Ce sont les travaux de gestion différenciés qui ont permis de préserver les différentes espèces protégées de ce site. Grâce au plan de gestion élaboré en 2011, l'AMV a pu réaliser des études et des travaux de déboisement ou de remise en eau d'une partie du marais. La gestion est adaptée aux différents types de milieu, à leur accessibilité, à leur fragilité : pâturage par un troupeau de vaches Highlands Cattle, fauche ou non intervention.


Pierrick Pustoc'h, animateur de l'AMV, explique la gestion des prairies par fauchage.

Un milieu qui reste fragile
Lors de la randonnée, le groupe a longé le ruisseau du Crazius, affluent de l'Ellé. Celui-ci a été requalibré dans les années 1980 ce qui a provoqué une diminution du niveau de l'eau dans les marais. L'eau coule plus vite, la zone humide ne peut plus jouer ses rôles tampon et épuratoire sur l'eau, les ruisseaux grossissent plus vite et l'eau arrive plus rapidement à Quimperlé...
L'Ellé, frontière entre Côtes d'Armor et Morbihan, est reconnue comme l'une des rivières les plus préservées de Bretagne, pourtant les dégradations la menacent : destruction des zones humides, épandages de pesticides, pratiques agricoles qui s'intensifient...

Une journée pour apprécier la richesse et la fragilité de l'Ellé...

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