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Actu semaine 31/2012

Nouvelle alerte aux cyanobactéries à Taupont (56)

C'est le drapeau rouge d'interdiction de baignade qui flotte depuis vendredi sur la plage du Lac au Duc.

Un an après la polémique sur l'interdiction de baignade par le Maire de Taupont (voir l'actu de 2011), voilà que les cyanobactéries menacent à nouveau les nageurs du Lac au Duc...

Depuis le mois de juin, le seuil critique de 100 000 cellules/mL d'eau était déjà atteint dans la zone de baignade de la commune de Taupont. Mais, grâce à des mesures de surveillance accrue mises en place par le maire (délimitation de la zone de baignade, permanences de 3 maîtres nageurs...), la baignade et les activités nautiques pouvaient exceptionnellement continuer... Jusqu'à vendredi dernier, quand l'arrêté municipal d'interdiction de baignade est tombé.

Les raisons de cette nouvelle décision : d'une part, le taux de cyanobactéries de plus en plus élevé (840 000 cellules/mL d'eau au ponton) ; et surtout, l'alerte envoyée par l'Agence Régionale de Santé au maire sur la présence de bactéries susceptibles de produire des toxines dangereuses pour l'homme.

Cet arrêté n'est pas une surprise, vus les récents écoulements d'eau ayant entraîné par érosion des nutriments au lac, puis les fortes chaleurs des derniers jours, tous deux favorables au développement des bactéries bleues... Face à ce problème récurrent, le comité de pilotage préfectoral, mis en place suite aux polémiques de l'été dernier, a créé un groupe de travail. Mais celui-ci est toujours en phase d’étude de solutions qui ne sont pas encore complètement finalisées, en particulier en raison de la multiplicité des acteurs et de la diversité des intérêts en jeu.

Le phénomène se reproduira donc chaque année, tant que de nouvelles actions préventives efficaces sur le bassin versant du lac ne permettront pas de réelles améliorations, particulièrement pour le phosphore. L’eutrophisation perdurera et le curage du lac, étudié par le groupe de travail, ne sera pas payant. C'est en effet sur les apports de nutriments au lac qu'il faut agir... et donc sur les pratiques, notamment agricoles, de l'ensemble du bassin versant du lac. Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Loire-Bretagne prescrit dans sa mesure 3B-1 :

Rééquilibrer la fertilisation à l’amont de 14 plans d’eau
Les préfets révisent les arrêtés préfectoraux autorisant les élevages ou l’épandage de matières organiques pour prescrire la fertilisation équilibrée en phosphore conformément à l’article 18 de l’arrêté du 7 février 2005, au plus tard fin 2013 à l’amont des retenues suivantes (retenues sensibles à l’eutrophisation, utilisées pour l’alimentation en eau potable et particulièrement exposées au stockage du phosphore particulaire) :

Pour la Bretagne :
♦♦MOULIN NEUF (Finistère)
♦♦KERNE UHEL (Côtes-d’Armor)
♦♦ETANG AU DUC (Morbihan)
♦♦GUERLEDAN (Morbihan et Côtes-d’Armor)
♦♦GOUET (Côtes-d’Armor)
♦♦L’ARGUENON (Côtes-d’Armor)
♦♦ROPHEMEL (Ille-et-Vilaine)
♦♦LA VALIERE (Ille-et-Vilaine)
♦♦VILLAUMUR (Ille-et-Vilaine)
♦♦LA CHAPELLE ERBREE (Ille-et-Vilaine)

Soyons réalistes : il a fallu de nombreuses années pour détériorer la qualité de l’eau du lac, et il en faudra aussi quelques autres pour la rétablir.

Les maîtres nageurs et la délimitation de la zone de baignade ne suffisent pas pour stopper les bactéries menaçantes...


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