Présentation| Adhérez| Actu| Activités| Agenda| Sentinelles| Publi| Archives| Vidéo| Fiches AGIR|



Inscrivez vous à la newsletter


Actualités 2012

Actu semaine 14/2012


Pollution du Ster Goz : la pisciculture condamnée

En aout 2009, une mortalité de truites et saumons était constatée à l'aval de la pisciculture de Scaër, exploitée au moulin de Kerry par la Société "Sas la truite du Ster Goz". Au même moment, le captage du syndicat d'eau du Ster Goz devait être interrompu à quatre reprises entre le 18 et le 20 août, à la suite de la contamination des eaux.
La mortalité de poissons, qui démarrait juste au niveau des rejets de la pisciculture du moulin du Kerry, avait été causée par un rejet - présenté par l'exploitant comme accidentel - d'acide chlorhydrique utilisé pour nettoyer un filtre.

Pour les captages, le procès-verbal dressé par les agents de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques affirmait que l'arrêt de la station avait été provoqué par les concentrations élevées en formol, utilisé pour le traitement contre les parasites des poissons d'élevage, dans les deux piscicultures du moulin du Kerry et du Moulin St-Matthieu.
Lors de l'audience au tribunal correctionnel de Quimper qui s'était tenue le 8 mars 2012, l'avocat du pisciculteur avait plaidé le caractère accidentel du déversement d'acide chlorhydrique et arguait d'une utilisation habituelle du formol dans toutes les piscicultures bretonnes.


Le Ster Goz à l'aval de Bannalec

Eau & Rivières de Bretagne, les collectivités concernées (Sage Ellé et Syndicat d'eau local), et l'association de pêche du Ster Goz, qui s'étaient toutes constituées parties civiles, considéraient au contraire que les multiples fautes professionnelles et négligences commises dans l'exploitation des piscicultures étaient bien à  l'origine des pollutions.

Le tribunal de Quimper a suivi
les réquisitions du Procureur de la République et les argumentations des parties civiles. Il a  condamné la société "SAS La truite du Ster Goz" à une amende de 5000 euros, et à verser une indemnité de 3000 euros à Eau & Rivières de Bretagne.

Au même moment, le contrôle opéré par les services de l'Etat le 13 février 2012 sur la pisciculture du moulin St Matthieu exploité par la même société, mettait en évidence plusieurs infractions (planche dans la passe à poissons, absence d'enregistrement des débits, absence de bilan annuel de fonctionnement ...). Un arrêté préfectoral de mise en demeure a donc été signé par le Préfet le 16 mars 2012.

Eau & Rivières sera bien entendu très vigilante quant au strict respect de cette mise en demeure.



Réagissez à cette actu Page d’accueil

crédits - mentions légales - plan du site - contact