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Actualités 2012

Actu semaine 13/2012

Cyanobactéries au Drennec, ...
finalement toxiques

Depuis plusieurs jours, le barrage du Drennec situé sur la haute vallée de l’Elorn est victime d’une prolifération de cyanobactéries découverte par les responsables de l’association locale de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques. La collectivité qui a d'abord répondu à nos alertes par des propos rassurants vient de découvrir que finalement le risque de toxicité était avéré et de faire prendre par les maires un arrêté d'interdiction des usages de baignade, activité nautique et pêche.

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Spectacle inattendu sur un lac intérieur aussi proche des sources.


D'après les premières analyses réalisées sur plusieurs échantillons par le Syndicat des eaux de l'Elorn gestionnaire du barrage, on peut conclure qu'en présence d'efflorescences (qui apparaissent plutôt le matin, en bord de lac, par temps calme) le risque d'être en présence de microcystines toxiques est élevé et il est impératif de ne pas exposer les usagers. En l'absence de ces efflorescences, si l'eau est claire (cas de certains échantillons), le risque semble très limité.

Les eaux de cette retenue assurent le soutien d’étiage de l’Elorn qui alimente en eau potable le tiers de la population finistérienne. Ce plan d’eau permet également le développement touristique local, par la pratique des sports nautiques et de la pêche.

Au-delà du barrage du Drennec, cette prolifération de cyanobactéries gagne chaque année du terrain en Bretagne : elle affecte des dizaines de plans d’eau, et conduit les maires à prendre de plus en plus souvent des arrêtés d’interdiction des activités conduisant à des contacts avec l’eau (Lamballe, Ploermel, Glomel, Martigné Ferchaud … et aujourd'hui Sizun) .

Les similitudes de cette forme d’eutrophisation des eaux douces, avec les marées vertes qui envahissent le littoral breton, sont nombreuses :
  • leur origine réside dans les apports excessifs d’éléments nutritifs, l’azote sur le littoral, le phosphore en eau douce ;
  • elle génère des risques avérés pour la santé publique, les usages nautiques et la baignade devant être interdits, la consommation du poisson étant déconseillée ;
  • les pouvoirs publics, du fait d’un suivi défaillant, sous-estiment le phénomène et tardent à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour réduire les causes de cette pollution et préserver la santé publique.
Comment expliquer qu’une retenue d’eau comme celle du Drennec, dont l’utilité publique n’est pas à démontrer compte tenu de son rôle stratégique dans l’alimentation en eau potable du Finistère, ne soit pas mieux protégée ? Quelles raisons ont conduit à ne pas la retenir dans la liste régionale des plans d’eau à l’amont desquels une réduction des apports en phosphore devait être menée dans le cadre du SDAGE Loire Bretagne ?

Au-delà des seuls plans d’eau officiellement classées en « zones de baignade », il est aujourd’hui indispensable de mettre en œuvre un suivi des cyanobactéries sur l’ensemble des rivières et plans d’eau pouvant être affectés par cette pollution, ainsi qu’un programme régional de prévention et une stratégie de gestion des risques pour préserver la santé publique.

Le dossier des marées vertes a permis de mesurer les conséquences sanitaires et économiques du manque d’anticipation et du retard dans l’action. Il est souhaitable qu’il n'en soit pas de même pour les algues bleues qui envahissent les plans d’eau intérieurs. C'est le sens du courrier que l'association vient d'adresser au Préfet de Région.

Lire le communiqué de presse du Syndicat

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