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Actu semaine 30ter/2011                 Réagissez à cette actu

Mortalité des sangliers, où en est-on ?


Toute activité nautique est interdite sur le Gouessant ; en cause : les cyanobactéries

Les premiers animaux morts ont été retrouvés le 7 juillet dernier. Quinze jours plus tard; de nouveaux cadavres étaient découverts : 8 (le 24 juillet), puis 18 (le 25 juillet), encore 4 (le 27 juillet) et 2 (le 28 juillet). Au total, ce sont 34 sangliers morts qui ont été retirés de l'estuaire du Gouessant en moins d'un mois.

Après avoir affirmé que les deux premiers marcassins retrouvés étaient morts par étouffement, dû à la présence de vase dans les voies aériennes supérieures, la préfecture des Côtes d'Armor a vu sa théorie fragilisée lorsque les macabres découvertes se sont enchainées.

Le 25 juillet, suite à la découverte des 8 cadavres de la veille, Eau & Rivières de Bretagne demandait à ce que des analyses toxicologiques soient réalisées afin de comprendre les raisons de ces mortalités (voir le communiqué de presse). Ce même jour, la préfecture donnait les premiers résultats des autopsies, ceux-ci ne permettant pas "d'identifier clairement des causes de décès". La piste de l'intoxication à l'hydrogène sulfuré n'était plus écartée et des analyses complémentaires allaient être réalisées.

Les découvertes de sangliers morts ont depuis continué à se succéder, que sait-on aujourd'hui?
Plusieurs hypothèses sont avancées et aucune, sauf la cause infectieuse (voir le communiqué de la préfecture des Côtes d'Armor du 27/07/2011), n'a pu être réellement écartée à l'heure actuelle. Des analyses complémentaires ont été réalisées ou sont en cours sur les tissus des animaux, sur le contenu stomacal et sur le milieu.

L'intoxication liée à l'hydrogène sulfurée a été l'une des premières envisagée. Comment ne pas y penser quand on se trouve sur le principal site d'échouages d'algues vertes français? Comment ne pas y penser quand on connait la dangerosité de ce gaz : mort suspecte d'un jogger en 1989, mort de chiens à Hillion en 2008, mort d'un cheval à Saint-Michel en Grèves et mort suspecte d'un transporteur en 2009?

Eau & Rivières soulevait, le 25 juillet, la piste des cyanobactéries (voir l'actu du 26/07/2011). En effet, l'eutrophisation de l'eau de la retenue de Pont-Rolland, située à l'amont immédiat des sites de découverte des cadavres, laissait place à de nombreuses interrogations. Une piste plausible puisqu'elle est renforcée par les différentes analyses récentes montrant des taux élevés de cyanobactéries (240 000 cellules par mL) dans les eaux du Gouessant. Toute activité nautique est d'ailleurs interdite sur le cours d'eau depuis.

Pour rappel, il existe 3 niveaux de danger (niveau 1 : 20 000 cellules par mL, niveau 2 ou seuil d'alerte : 100 000 cellules par mL, niveau 3 ou seuil de danger : formation d'une couche mousseuse colorée à la surface des plans d'eau et/ou forte coloration de l'eau. Mais ce sont les toxines produites par ces microalgues qui peuvent être dangereuses, reste à évaluer leur présence.

D'autres hypothèse peuvent également être avancées : autres toxiques ayant été ingérés par les animaux, cause multifactorielle.

Aucune piste n'est privilégiée, aucune hypothèse n'a été infirmée. Les prochains résultats d'analyse permettront, espérons-le, d'y voir plus clair.


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