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Actu semaine 23/2011                 Réagissez à cette actu


Quand le CODERST dit non, et le Préfet aussi



Traiter ou épandre le lisier: pour le CODERST, il faut choisir

Cela ressemble à une fable, tant les avis défavorables sont peu communs en CODERST (COnseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) et rarement suivis par les préfets. Pour rappel en 2010, en Côtes d'Armor, sur 452 dossiers (dont 336 dossiers concernant des élevages industriels relevant du régime autorisation des installations classées) examinés par cette commission, 6 seulement avaient reçu un avis défavorable.

Lors de la session du 22 avril dernier, le CODERST des Côtes d'Armor se penchait sur la demande d'une exploitation. Celle-ci souhaitait arrêter le traitement de ses lisiers de porcs, pour les épandre sur les terres de quatre prêteurs. Ces terres étaient situées sur les bassins-versants du Leff (en amont d'une prise d'eau potable où les teneurs en nitrates flirtent avec les 50 mg/l.) et de l'Ic (en amont d'une prise d'eau fermée pour non-respect du seuil des 50 mg/l. de nitrates dans l'eau et alimentant une baie victime des marées vertes).

Pour faire simple, sur un territoire où l'eau des rivières atteint des concentrations supérieures aux 50 mg/l. de nitrates et où les algues vertes constituent une plaie depuis des années, une exploitation agricole souhaitait arrêter le traitement de son lisier afin de l'épandre sur un milieu incapable de le supporter.

Le terrain avait été sondé lors de l'enquête publique. Sur 13 communes, 10 avaient donné un avis défavorable. Le commissaire enquêteur avait lui aussi donné un avis défavorable ; l'ARS (Agence Régionale de Santé) également. Seule la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) donnait un avis favorable.

Au sein du CODERST, peu de personne se sont mobilisés pour défendre un tel projet ! Et l'avis défavorable fut voté. Le 27 mai 2011, par arrêté, le Préfet des Côtes d'Armor a rejeté la demande de l'exploitant. Un fait suffisamment rare pour le noter. Comme quoi, quelquefois, il ne suffit pas de demander... pour obtenir satisfaction.


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