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Actu semaine 09bis/2011            
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Un faux scandale peut en cacher un vrai !


 


Un certain nombre d’acteurs (au nom d’intérêts économiques certains) se sont scandalisés de la campagne parisienne d’affichage de FNE. Ces affiches ont eu l’incontestable intérêt de rappeler qu’il ne suffit pas de visites ministérielles, de promesses répétées, d’engagements financiers discutables pour régler un problème environnemental et sanitaire que nous combattons depuis plus de 30 ans.

Disons-le tout net, chacun choisit ou non de se scandaliser. Jacques CHARDONNE écrivait :  « le scandale est dans l’œil de celui qui se scandalise. »

Pour notre part, nous préférons nous scandaliser des mesures gouvernementales qui permettent de concentrer encore davantage l’élevage industriel au profit de l’agrobusiness et au détriment des installations plus modestes, disposant de la souplesse nécessaire pour prendre le cap d'une agriculture durable à haute valeur ajoutée au service des hommes et respectueuse de l’environnement.


C'était déjà le cas du décret du 17 janvier dernier, traduction ministérielle de l’amendement LE FUR. Décret qui a tout simplement passé outre l’avis défavorable du Conseil supérieur des risques technologiques !

Mais c'est encore le cas de ce projet de décret relatif, celui-là, aux élevages laitier, actuellement soumis à consultation des organisations économiques et environnementales. Tenez vous bien, il s’agirait de relever le seuil d’autorisation de ces élevages, à 200 vaches laitières (au lieu de 100 aujourd’hui) !  Pas d’autorisation, donc pas d’étude d’impact environnementale, pas d’enquête publique, pas d’avis des conseils municipaux, pour des installations qui n’ont plus rien à voir avec l’agriculture familiale, c’est bien d’usine à lait qu’il s’agit et non de développement durable. Car ces usines à lait ont comme conséquence de concentrer les animaux sur un ou deux  hectares proches de l’installation - parcelles parkings-  et pour le reste, c’est tout en maïs !

Pour donner une idée, un  élevage de 200 vaches laitières produit chaque année environ 20 tonnes d’azote !  Soit le seuil qu’avait fixé la circulaire Voynet Le Pensec pour obliger les élevages industriels à traiter leur lisier.


Nous aimerions que tous ceux qui se sont émus à outrance de l’éphémère campagne RATP de FNE s’indignent avec nous de ces reculs réglementaires qui se multiplient, et qui conduiront à concentrer encore davantage les productions, car les véritables scandales environnementaux avancent masqués!

Voir le projet de décret
Voir le courrier adressé par Eau & Rivières au président du conseil régional


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