Présentation| Adhérez| Actu| Activités| Agenda| Sentinelles| Publi| Archives| Vidéo| Fiches AGIR|



Inscrivez vous à la newsletter


Actualités

Actu semaine 09/2011            
Réagissez à cette actu


Enquête publique sur le projet de GED à Plouray :
les fondements de l’avis défavorable

Une bataille gagnée pour l’avenir de l’Ellé et de ses habitants.

L’enquête publique sur le projet de plateforme  de tri et de stockage à Plouray, déposé par l’entreprise GED, avait lieu du 3 novembre au 30 décembre 2010. Elle a donné lieu le 24 février à la publication du rapport des commissaires-enquêteurs. Verdict : avis défavorable, ce qui est très satisfaisant pour tous les acteurs, associations, élus, habitants, qui combattent ce projet depuis deux ans, particulièrement NPCB (Nature et patrimoine en centre Bretagne). Près de 800 avis ont été exprimés durant l’enquête publique, montrant la préoccupation des habitants et des collectivités pour la préservation de leur environnement et de l'économie de la région.

En résumé, l’avis défavorable de la commission d’enquête repose sur les conclusions suivantes en matière de déchets et de protection de l’eau :
-    1/3 des déchets qu’il est prévu d’accueillir (tonnages actuellement accueillis à Montoir de Bretagne) ne respectent par la réglementation en matière de dépollution, et les mensonges du pétitionnaire sur le broyage des carcasses de véhicules hors d’usage (VHU) auxquelles auraient été retirés pneus, pare-brises, plastiques (recyclables) sont « de nature à jeter un discrédit sur l’ensemble du dossier ».
-    Les études d’impact de danger et de santé ne sont pas fiables, car il n’existe pas d’analyse de la composition de ces déchets.
-    La perméabilité de la zone de stockage des déchets (arène granitique, failles géologiques) implique des risques de fuites de lixiviats entrainant à plus ou moins longues échéances la pollution de la nappe phréatique de Langonnet-Plouray, du ruisseau du Stanven, des zones humides.

Il est intéressant aussi au regard des arguments suivants, soutenus depuis le début par les associations :
-    Le projet contribue « de façon conséquente » à la consommation de terres agricoles (152 ha);
-    Le site présente « un caractère naturel remarquablement préservé » malgré l’absence de protection réglementaire ; la préservation de la biodiversité sur le bassin versant du Stanven n’est pas assurée avec le projet;
-    Le territoire repose sur un développement économique équilibré (écotourisme, agriculture de plein air et bio, secteur social, attachement des populations) tandis que le projet avance la création de dix emplois et ne démontre pas la viabilité économique du projet;
-    Le trafic routier engendré n’est pas clairement expliqué (contradictions) et pose des questions de sécurité routière et de consommation d’énergie contraire au Grenelle de l’environnement;
-    L’élimination des déchets près de leurs sources, de même que la gestion des déchets par le secteur public, doivent être privilégiées;
-    Les zones humides ne doivent plus régresser quelle que soit leur taille.

Le résultat positif de cette bataille est encourageant, mais ne signifie par la fin de la guerre contre ce projet. Le parcours de ce dossier suivra encore plusieurs étapes, dont l’avis du service instructeur, du CODERST, avant arbitrage final du préfet. De nouvelles contre-offensives sont à prévoir pour faire valoir les arguments contre ce projet inopportun pour le bassin et pour  une gestion durable des déchets.

Lire le rapport d’enquête : partie 1, partie 2, partie 3, annexes 1, annexes 2.
Lire l’avis d’Eau & Rivières à l’enquête publique.


crédits - mentions légales - plan du site - contact