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Actu semaine 2/2011                 Réagissez à cette actu

L’étrange politique de protection
des captages en Bretagne

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Tous les captages publics doivent bénéficier d'un périmètre de protection;, à Fouesnant en Finistère, on attend toujours!

Il est une antienne répétée sur tous les tons par les tenants de l’agriculture productiviste et de l'élevage hors sol dès qu’il est question de la reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques en Bretagne: "il faut laisser du temps au temps"

Certes, il nous semblait que depuis 1975, date la parution de la directive européenne sur les eaux superficielles destinées à la potabilisation ,les militants d’Eau & rivières de Bretagne avaient laissé du temps au temps. Et qu’il y avait longtemps qu’il n’était plus temps.

Mais visiblement, 35 ans n’ont pas suffi. Pas même à changer les mentalités. Ainsi, lorsqu’on lit le dernier état des lieux de la protection des captages en Ille-et-Vilaine ,on ne peut qu’être effaré, sinon scandalisé. On y apprend que sur 6 captages ne disposant pas encore de périmètres de protection (cette obligation, elle, ne remonte qu’à la loi sur l’eau de ... 1964), 3 captages seront ni plus ni moins abandonnés. Mieux encore, on y découvre que :  "Le captage du Champ Fleury à Liffré étant situé dans une zone de forte pression agricole, la commune s'est engagée à le fermer fin décembre 2010."

A défaut, pour l’instant, de connaître le sentiment de la commission européenne sur cette étrange "politique de protection des captages par fermeture de ceux-ci pour cause de pression agricole", il faut rappeler que des centaines de captages bretons ont été ainsi fermés, et que captage ou non, la directive cadre sur l’eau fait obligation pour toutes les eaux superficielles d’atteindre au bon état écologique en 2015.

Mais c’est vrai, on nous dira, là aussi, qu’il faut  "laisser du temps au temps". Et ce, alors que les très récents rapports du Conseil d’Etat et de la Cour des Comptes ont pointé du doigt l’incroyable et inacceptable retard apporté par la France dans la mise en œuvre d’une politique durable susceptible de concilier agriculture et respect des directives européennes dans le domaine de l’environnement.

Une fois encore, le temps est à l’indignation et à la résistance. Mais ce doit être aussi le temps des propositions. C’est pourquoi Eau & Rivières demande que l'on crée sur chaque Sage un observatoire des captages abandonnés - comme c'est le cas sur l'Elorn en Finistère.

Et puisque c’est l’époque des vœux : ERB forme le vœu que chaque département breton s’engage à rouvrir chaque année 5 captages par département, signe réel et tangible d’une véritable reconquête de l’eau bretonne. Et pourquoi pas demander à l’Agence de l’eau une subvention permettant l’année de réouverture de fixer un prix quasi nul pour les 50 premiers m3 par usager. Quel meilleur signe donner au consommateur, en rappelant que puiser une eau de qualité coûte infiniment moins cher que dépolluer une eau non-conforme et que le préventif vaut mieux que le curatif.

 

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