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Actu semaine 51 ter/2010                 Réagissez à cette actu


Le projet agricole breton va conforter l'agriculture intensive



Les associations et organisations de l'agriculture durable et biologique rassemblées pour dire leur déception

Le Préfet de Région a présenté à Rennes le 20 décembre 2010 le "projet agricole et agro-alimentaire breton" (PAAR) qui doit adapter l'agriculture régionale "aux nouvelles réalités économiques, et répondre aux attentes de la société". Pour "renouer le lien avec la société civile", la Bretagne agricole et agro-alimentaire doit "affirmer sans complexe son rôle en matière de protection de l'environnement, en conciliant les différents modes de production, dont le mode intensif, et la responsabilité écologique".

Et c'est là que le bât blesse ...

Car à vouloir une chose et son contraire, le maintien de la fuite en avant du modèle breton dans la course aux volumes, la concentration des exploitations, et l'intensification d'un côté, la protection de l'environnement de l'autre, le projet n'a pu surmonter les contradictions de cette dualité. Exemples: comment développer l'agriculture biologique (action 11 A) tout en encourageant l'agrandissement des exploitations qui accapare les terres et rend impossible l'installation en agriculture bio ? Comment mettre en oeuvre les mesures du Schéma Directeur sur l'eau (action 3B) qui prévoient l'équilibre de la fertilisation en phosphore sur les plans d'épandage, tout en refusant toute réduction d'un cheptel largement excédentaire au regard des capacités de recyclage des matières organiques sur les sols ?


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Derrière un discours plus soft, les lignes ne changent pas, comme l'ont montré les débats : haro sur les délais administratifs qui brident la liberté d'étendre et de restructurer les élevages, banco au maintien des niveaux de production pour répondre aux besoins des industries agro-alimentaires régionales, et qu'importe si les exploitations bretonnes se classent en queue de peloton pour les revenus et la valeur ajoutée, ou si un nouveau contentieux européen se prépare sur la directive nitrates...

Les organisations de l'agriculture durable et biologique, la confédération paysanne, les associations environnementales et de consommateurs ont donc exprimé ensemble leur "immense déception". Éleveur en Ille-et-Vilaine, Patrick GUERIN est intervenu en leur nom : "Vous nous proposez plus d'intensif, plus de volume, plus de concentration, un projet « hors sol » dans lequel les préoccupations concernant le social et l'environnement sont périphériques par rapport au dogme du maintien des volumes, de la restructuration et de la « modernisation ». Les projets d’action à caractère social ne pourront panser les maux générés par l’absence de régulation des productions et la fuite en avant dans l’agrandissement des exploitations. Les projets de démarches environnementales ne pourront pallier les désordres provoqués par un système qui continuera de s'appuyer sur la chimie, le soja OGM venu de l'autre bout du monde et une conduite déraisonnable au regard de l'agronomie."

Consulter le préambule du PAAR
Lire l'intervention des organisations professionnelles et associatives

Actus 2010

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