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Actu semaine 47/2010                 Réagissez à cette actu

Quand les consommateurs et le « marché »
confortent les combats d’Eau & Rivières




Dans son combat depuis 40 ans pour la préservation de la qualité des eaux par la prévention des pollutions ponctuelles et/ou diffuses, Eau & Rivières se découvre deux nouveaux alliés de poids : l’opinion publique et les industriels de l’eau.

En effet, le recoupement de deux enquêtes nationales (voir le n°de septembre de Inra sciences sociales) montre que la confiance en la qualité d’eau du robinet est proportionnelle à la dégradation des eaux brutes. Dit autrement, plus l’eau brute a besoin d’être traitée, du fait du mauvais état des milieux, plus le consommateur privilégie l’eau en bouteille pour la boisson.

Découvrir que « la décision de boire l’eau du robinet est influencée par la qualité des eaux brutes » montre d’évidence que le citoyen s’est fortement approprié les notions environnementales liées à l’eau. On ne peut que s’en féliciter et espérer que, pour une fois, les responsables et les décideurs en tireront rapidement toutes les conséquences.

Surtout que de son côté, « le marché » arrive pour de toutes autres raisons aux mêmes conclusions : la préservation de la bonne qualité des eaux brutes est d’autant plus indispensable qu’elle est source de profits.

En effet, la FP2E (Fédération des professionnels des entreprises de l’eau) et l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) viennent d’établir un partenariat dont le premier acte fut de s’associer dans l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques visant à protéger les captages.

Si les industriels de l’eau potabilisée (comme les industriels de l’eau en bouteilles) en viennent à chercher des accords avec le monde agricole c’est parce qu’en matière de pollutions diffuses, malgré les financements considérables utilisés, l’échec est patent. Echec qui, en Bretagne, s’est traduit par la problématique des marées vertes et la fermeture de centaines de captages qu'il serait indispensable de protéger à nouveau en vue d'une exploitation future.

Les industriel de l’eau (c'est-à-dire « le marché ») ont compris que le raisonnement qui valait il y a des décennies (polluez, polluez… nous savons dépolluer… et financièrement, nous y trouvons notre compte) avait aujourd’hui beaucoup perdu de sa pertinence.

Le durcissement des normes sur les sous produits de la potabilisation réclame une eau brute de meilleure qualité. Et au final, les calculs montrent que moins on doit traiter l’eau, plus la marge de l’industriel est satisfaisante.

Si l’eau potabilisée, premier de nos aliments, est devenue en 50 ans un produit de haute technologie, à forte valeur ajoutée et éminemment rentable, on peut espérer qu’avec cette prise en compte de la ressource, nous buvions, dans une décennie, un produit plus proche de l’eau naturelle qui coule des milliers de sources bretonnes.

Ce double constat est un hommage tardif et implicite à tous ceux qui depuis 40 ans, plaident, argumentent, démontrent et s’obstinent à poursuivre le combat pour la préservation de l’eau et des milieux aquatiques. Combat que beaucoup considéraient comme inutile et perdu d’avance devant la passivité de nombre de consommateurs et les forces de la loi du marché.


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