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Actu semaine 18ter/2010                 Réagissez à cette actu

Sous le bitume, les zones humides

Ici repose une zone humide

En un mois de travaux, elle a définitivement disparu. Qui? La zone humide qui occupait cette zone de source sur le bassin versant du Vau Madec, avant que les collectivités ne décident d'y installer une zone d'activité. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir une politique en faveur de la préservation de ces milieux!

Nous nous situons sur le territoire du SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) de la Baie de Saint-Brieuc, sur le bassin versant de l'Ic, sur la commune de Pordic. La commission locale de l'eau, avec le concours des bassins versants concernés, a défini et validé depuis le 23 février 2009 une enveloppe de référence des zones humides. Celle-ci constitue "la référence commune au périmètre du SAGE en matière de zones humides". Elle délimite "les secteurs de très forte probabilité de présence de zones humides". La zone d'activité et l’enveloppe de référence se recoupent ; comme prévu par l’atlas de l’enveloppe de référence : "à l’intérieur de l’enveloppe, tout projet induisant une modification de l’état des sols doit s’envisager avec de grandes précautions, et devra au préalable s’assurer de son absence d’impact sur les zones effectivement présentes. Cette vérification fait appel à un travail complémentaire d’inventaire de terrain".

Dans l'étude d'impact présentée lors de l'enquête publique réalisée du 26 janvier au 26 février 2009, il n'était fait aucune mention des zones humides. Un adhérent d'Eau & Rivières a déposé s'interrogeant sur cette absence, la DDEA (Direction Départementale de l'Environnement et de l'Agriculture) avait aussi alerté sur cette carence. Le commissaire enquêteur, dans ses conclusions, avait bien pris en compte ces remarques donnant un avis favorable sous réserve de "faire procéder à des vérifications du terrain permettant de s'assurer que le projet pourrait être aménagé de manière à ne pas perturber le fonctionnement hydrologique global des terrains concernés".

Les travaux ont débuté au mois de mars sans qu'aucun inventaire de zones humides n'ait été réalisé. Mieux, alors que les services de la Police de l'eau, de l'ONEMA (Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques), que le SAGE, le bassin versant, la commune et la communauté d'agglomération concernés aient été alertés, les travaux ont continué. Ils se sont malgré tout arrêtés 2 jours, permettant au technicien en charge des zones humides de réaliser un inventaire permettant de connaitre la surface des zones humides impactées. Celui-ci ne sera validé que la semaine prochaine, mais plus d'un hectare de zone humide ont
déjà définitivement disparu.

La problématique de la protection des zones humides s'est encore accrue avec le plan de lutte gouvernemental contre les marées vertes. Celui-ci en a fait un de ces principaux axes, il prévoit de protéger les zones humides existantes et de reconquérir celles qui ont été détruites.

Que faut-il faire? À quoi ces instances servent-elles? La question se pose. Eau & Rivières a participé aux commissions qui ont mis en place et validé cette enveloppe de référence, participé à l'enquête publique, alerté les services compétents au moment où les travaux ont commencé... Le résultat de cet investissement bénévole: une zone humide de tête de bassin irrémédiablement détruite.

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