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Actualités

L'info de la semaine 02bis/2010                          Réagissez à cette info

Publicité pour les produits phytosanitaires à destination des particuliers, où en est-on?


Une offre pléthorique pour les particuliers

Le 5 octobre 2009, les sénateurs débattaient du projet de loi dit "Grenelle 2". Celui-ci, dans son article 40, visait à interdire la publicité en faveur des pesticides utilisés par les particuliers. Le sénat a rejeté cette interdiction.

Pourtant, il est incontestable que les pesticides utilisés par les jardiniers amateurs pour désherber cours, allées et jardins, contribuent à la pollution des eaux superficielles et souterraines. Les particuliers sont également connus pour être de mauvais utilisateurs, traitant des surfaces à fort risque de contaminations des cours d'eau, surdosant et utilisant ces substances sans se protéger.

Malgré tout, de vastes campagnes promotionnelles ont encouragé ces dernières années l'usage de ces produits par les particuliers, vantant - parfois de façon mensongère - leur innocuité. Cette déferlante publicitaire banalise l'utilisation de produits dangereux pour l'environnement et la santé publique, et parfois même discrédite les méthodes alternatives au désherbage chimique. Elle contrarie les efforts engagés, notamment en Bretagne, par les associations et les collectivités pour réduire l'usage des pesticides, afin de restaurer la qualité des eaux et préserver la biodiversité.

Adoptée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'interdiction de la publicité en faveur des pesticides à destination des particuliers avait été intégrée dans le projet de loi dit "Grenelle 2" adopté le 7 janvier 2009 par le conseil des ministres (article 40). Sous la pression du lobby des fabricants de pesticides, les sénateurs avaient rejeté le 5 octobre 2009 le projet de loi gouvernemental sur ce sujet, préférant assortir la publicité d'une obligation de présentation des bonnes pratiques d'utilisation...

Ce recul est inacceptable pour les associations, et elles défendent un retour à la version initiale de ce texte. Elles ont ainsi écrit aux députés bretons afin qu'ils défendent eux aussi cette version initiale, lorsque le texte sera débattu à l'assemblée nationale.

Lire le courrier adressé aux députés


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