Présentation| Adhérez| Actu| Activités| Agenda| Sentinelles| Publi| Archives| Vidéo| Fiches AGIR|



Inscrivez vous à la newsletter


Actualités

L'info de la semaine 41/2009                          Réagissez à cette info


Projets d’agrandissement d’élevage porcin sur le bassin de la Seiche



Les cantons de Janzé et Retiers ont été retirés du classement ZES (zones d’excédents structurels, comptabilisant plus de 170 kg d’azote organique/ha de SAU) par l’arrêté préfectoral du 4ème programme d’action de lutte contre la pollution par les nitrates d’origine agricole, signé le 28 juillet dernier par le préfet d’Ille-et-Vilaine.
 
Les effets de ce déclassement (que nous contestons) ne sont pas faits attendre. Trois projets d’agrandissements d’élevages porcins sur le bassin-versant de la Seiche ont été immédiatement mis en enquête publique. On peut se demander si les bureaux d’études travaillent très vite, ou si les éleveurs étaient depuis longtemps dans les starting-blocks.
 
Un plus grand nombre de cochons, donc, et ce dans un contexte environnemental pour le moins inquiétant…
 
D’une part, la qualité de la Seiche est fortement dégradée. De nombreux dépassements des 50 mg/l de nitrates ont été constatés ces dernières années. Cela est si bien acté qu’en application de la Directive Cadre Eau, le projet final de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Loire-Bretagne classe les eaux de la Seiche en dérogation maximale pour espérer atteindre un bon état écologique, à savoir 2027.

D’autre part, personne n’ignore plus que les normes administratives utilisées dans les dossiers soumis à enquête publique sous-évaluent les quantités d’azote présentes dans les effluents animaux. Sous évaluation pour les vaches laitières que vient de mettre en avant (après bien d’autres) la Commission européenne. Sous évaluation pour toutes les catégories animales du fait d’un décompte pour la volatilisation de l’ammoniac.
 
Enfin, Eau & Rivières fait remarquer depuis des années que les bilans azotés sont calculés à l’échelle de l’exploitation, et non à l’échelle de la parcelle ou de l’îlot cultural. Elle conteste également, comme maints rapports officiels, la réalité des épandages sur les parcelles les plus éloignées du siège d’exploitation. Une de ses préoccupations concerne aussi la difficulté technique que représente l’épandage de lisier sur les cultures de blés. Enfin, à propos de l’inopportunité d’augmenter la pression azotée dans ce secteur, Eau & Rivières de Bretagne rappelle le travail de la commission d’enquête du projet de GIE Terre Eau et ses conclusions pour ce même bassin versant.

Pour couronner le tout, il faut savoir que le Syndicat du bassin versant de la Seiche devrait être étendu des communes de l’aval vers les communes de l’amont d’ici la fin de l’année, permettant ainsi l’élaboration d’un programme ambitieux de reconquête de la qualité de l’eau sur ce secteur.

Une fois de plus, il sera possible d'apprécier - tant au stade de l’enquête publique qu’au stade du Coderst et de la décision préfectorale - qui de la qualité de l’eau ou de l’incessante course en avant du productivisme de l’élevage hors-sol aura été prise en considération.

Nous verrons si, comme l’a affirmé, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, « la politique de l’autruche, c’est terminé ! ».

Voir les actus de l'année 2009
Voir toutes les actus
Retour Page d'accueil

crédits - mentions légales - plan du site - contact