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Actualités

L'info de la semaine 33/2009

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La marée verte a encore frappé

Les habitants en ont ras-le-bol des nuisances et
des risques sanitaires provoqués par les algues vertes

Un nouvel accident sanitaire provoqué par la marée verte est intervenu mardi 4 août sur une plage de la baie de Lannion, à Saint Michel en Grève (Côtes d'Armor). Un cheval qui randonnait sur cette plage et traversait le ruisseau du Roscoat, s'est brusquement enfoncé dans la vase, et a été victime d'une embolie pulmonaire brutale provoquée par le dégagement d'hydrogène sulfuré venant de la décomposition des algues vertes échouées à cet endroit. Le cavalier lui-même a été victime d'un malaise, et a dû être transporté aux urgences de l'hôpital de Lannion.

Face à ce nouvel accident sanitaire, la préfecture des Côtes d'Armor s'est contentée d'en appeler à la "responsabilité" des vacanciers, comme elle avait déjà suggéré l'an dernier aux maires d'interdire l'accès aux plages. Le Préfet a également décidé de nommer un "monsieur algues vertes".

100 sites bretons touchés chaque année par les marées vertes !


2049 : Faudra-t-il interdire l'accès à toutes les plages bretonnes?
Un milliard d’euros dépensés en pure perte depuis trente ans par les communes pour ramasser ces algues, les stocker, les éliminer.
Des accidents sanitaires à répétition...

Seule réponse de l’État à ce cancer environnemental qui ronge le littoral breton : la nomination d’un « monsieur algues vertes» ! On pourrait en rire, mais c’est à pleurer.

Alors que chacun sait que seule une réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols permettrait de réduire les marées vertes, l’État est aux abonnés absents et suggère simplement aux élus de restreindre l’accès du public sur les plages. Voilà une mesure courageuse et efficace !

Cette indifférence de l’État est la pire des pollutions. Elle est symbolisée par l’arrêté que viennent de signer les préfets des Côtes d’Armor et du Finistère, arrêtés qui mettent en œuvre les 4èmes programmes départementaux d’action de lutte contre les nitrates. Ces arrêtés ne comportent aucune disposition particulière pour les zones touchées par les marées vertes !

Gouverner c’est prévoir
Là où l’État aurait dû depuis longtemps préparer et mettre en œuvre un programme de réduction progressive des apports de nitrates à l’amont des baies touchées par les marées vertes, il s’est montré d'une incroyable passivité. Sa responsabilité a d'ailleurs déjà été reconnue par le tribunal administratif de Rennes, dans un jugement du 25 octobre 2007.


Combien faudra-t-il d’argent public gaspillé dans le ramassage d’algues vertes, combien faudra-t-il d’accidents sanitaires, pour que l’État prenne enfin ses responsabilités ?

Comment se fait-il qu'aucun membre du gouvernement ne soit encore venu sur place constater les dégâts de ces marées vertes ?

Pourquoi les préfets des Côtes d'Armor et du Finistère ne se sont-ils pas déjà mis au travail pour décider des actions à mener afin de satisfaire l'engagement pris par le Grenelle de la Mer : "Accélérer la réduction des nitrates et phosphates venant de tous les acteurs, et viser l'objectif de - 40% pour 2012-2014 dans les bassins situés en zone vulnérable et dont le littoral est eutrophisé ?"

La population, qui a manifesté son ras-le-bol le dimanche 9 août à l'invitation de l'association "Sauvegarde du Trégor", attend impatiemment des réponses à ses légitimes questions.

Télécharger "Courant d'ère " de Hervé HAMON du 26/07/2009
Télécharger "Courant d'ère" de Hervé HAMON du 16/08/2009
Télécharger l'intervention du Dr Lesné du 9 août 2009
Télécharger la fiche sur les impacts sanitaires des algues vertes
Télécharger le jugement du tribunal administratif de Rennes d'octobre 2007
Télécharger les mesures retenues dans le cadre du Grenelle de la mer

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