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L'info de la semaine 15/2009

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Un rassemblement pour défendre le captage de l'Ic

Des pancartes explicites...


Samedi 4 avril, les associations binicaises et Eau & Rivières de Bretagne avaient donné rendez-vous à leurs militants pour un rassemblement contre la fermeture de la prise d'eau du "chien noir", à Binic. Cette prise d'eau, alimentée par l'eau de l'Ic, dessert trois communes (Étables-sur-Mer, Saint-Quay-Portrieux et Binic).

Il y a presque 11 ans maintenant, en juin 1998, ils étaient 5 000 à s'être rassemblés à Binic. Les citoyens dénonçaient déjà la mise en place d'usines de dénitratation pour potabiliser les eaux brutes dépassant les 50 mg de nitrates par litre (plafond maximum admissible pour la potabilisation de l'eau). Ils demandaient surtout la mise en place d'une véritable politique de l'eau.

Pendant ces 11 ans, des programmes de reconquête de la qualité de l'eau peu ambitieux se sont succédés, amenant peu d'amélioration. Les régimes dérogatoires pour l'utilisation de cette ressource en eau présentant une concentration en nitrates trop élevée ont été nombreux. Des sommes colossales ont été investies pour cette eau qui, aujourd'hui encore, affiche une concentration en nitrates de 60 mg/l.

L'arrêt du captage du "Chien noir", et donc l'absence de périmètre de protection, ne peuvent pas être le point final de l'histoire de l'eau de l'Ic. Aujourd'hui, l'alimentation de ces trois communes dépend uniquement de l'eau du Gouët. Celui-ci a déjà bien des difficultés à fournir une eau de qualité suite aux problèmes d'eutrophisation dus aux excédents de phosphore. Comment faire alors si cette seule ressource venait à être polluée (pollution accidentelle ou pollution diffuse)? D'autre part, quel est le coût de toutes ces interconnexions lorsque des centaines de grosses canalisations doivent être installées ? Que deviendra l'usine après quelques années? Ne vaut-il pas mieux alors privilégier une alimentation en eau locale ?

Si aujourd'hui, pour éviter l'amende européenne, la prise d'eau est suspendue, les associations exigent que sa réouverture soit programmée notamment dans le SAGE en cours d'élaboration sur la baie de Saint-Brieuc. Des programmes beaucoup plus ambitieux pour restaurer la qualité des eaux doivent être mis en oeuvre : il ne suffit pas de se contenter de mesures en trompe l'oeil; une évolution en profondeur des systèmes de production agricole doit être aidée sur ce bassin versant.

Des contrôles de terrain ciblés et débouchant sur des sanctions doivent être mis en place. L'argent donné par les consommateurs doit financer des mesures efficaces. La réouverture de cette prise d'eau doit être une priorité des politiques locales. Protéger la ressource, reconquérir la qualité des eaux brutes de nos cours d'eau, c'est là l'enjeu d'une politique de développement vraiment durable, courageuse et responsable.

Télécharger l'intervention prononcée lors du rassemblement

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