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Le mensonge publicitaire du Roundup en appel

 Publicité mensongère du Roundup
Publicité mensongère du Roundup

MONSANTO et ses dirigeants n'ont pas changé d'opinion ! Ils persistent à considérer que le Roundup "respecte l'environnement" et est "biodégradable" !

Ils l'ont dit et répété mercredi 1er octobre, aux magistrats de la cour de Lyon devant laquelle ils avaient fait appel de leur condamnation pour publicité mensongère (tribunal correctionnel de Lyon, 26 janvier 2007). Appuyés par une batterie d'avocats prestigieux, ils ont du faire face à un interrogatoire particulièrement minutieux du magistrat conseiller rapporteur. Celui-ci a rappelé à plusieurs reprises que selon les indications fournies par MONSANTO elle-même, personne ne pouvait affirmer que le glyphosate était sans risque pour l'environnement.

Le témoignage de l'expert, Monsieur BARRIUSO, directeur de recherches de l'INRA et auteur de nombreuses publications sur les pesticides, était particulièrement attendu. Convoqué à la barre à la demande du prévenu dirigeant de MONSANTO à l'époque des faits, son audition a en fait mis davantage en difficulté les prévenus que l'accusation. D'abord, parce que Monsieur BARRIUSO n'a pas spontanément indiqué à la cour qu'une étude, à laquelle il avait collaboré, avait été financée par MONSANTO... Ensuite, car cet expert a reconnu que scientifiquement, il était difficile de qualifier le Roundup de biodégradable... sans indiquer la fourchette du temps de dégradation. Enfin et surtout, parce que Monsieur BARRIUSO qui tient en haute estime le glyphosate, s'est bien gardé de parler de son produit de dégradation, l’AMPA. Il a fallu que la cour lui tire les vers du nez pour qu'il confirme que le bilan environnemental de l’AMPA était très mitigé... Pas très honnête, quand on a juré devant les magistrats de dire rien que la vérité, mais toute la vérité...

L'avocat général, Monsieur REINZY, a écarté les arguments de procédure évoqués par les avocats des prévenus (modification du code de la consommation introduites par la loi CHATEL du 3 janvier 2008)  et rappelé les 20 millions de francs consacrés à cette campagne publicitaire, qui "donne le sentiment d'un produit inoffensif, et laisse croire que non seulement vous désherbez efficacement, mais qu'en plus vous participez au développement durable!". Pour lui, le caractère parfaitement mensonger de cette campagne publicitaire ne fait aucun doute. « Comment MONSANTO FRANCE pourrait ne pas savoir alors qu'aux Etat-Unis, elle a cessé d'utiliser le mot biodégradable à la suite d'un procès où elle a été condamnée ? »

L'avocat général a donc demandé à la cour de confirmer la condamnation prononcée par les premiers juges, en rappelant à la cour d'appel qu'elle pouvait augmenter l'amende jusqu'à un seuil fixé par le code de la consommation à 50 % du budget d'une campagne publicitaire "qui a rapporté énormément d'argent" à MONSANTO.

Les magistrats se sont donnés un mois pour trancher. Le 29 octobre, ils diront si - comme les premiers juges l'ont estimé - MONSANTO a menti sur le Roundup.

Voir le reportage de France 3
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