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L'info de la semaine 31/2008

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Mine d'uranium en Bretagne
La pollution subsiste



Dans la continuité de l’opposition à l’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, le combat contre l’exploitation de mines d’uranium en Bretagne a occupé, dans les années 80, beaucoup de journées et soirées chez les militants d’Eau & Rivières. Aujourd’hui, à l’heure où les accidents dans les centrales françaises se multiplient, le sujet ressurgit aussi en Bretagne, au travers de l’action du réseau "Sortir du nucléaire" dont Eau & Rivières fait partie.

Un rendez-vous avec les médias était organisé la semaine dernière par S"ortir du Nucléaire Sud Finistère", pour constater le niveau de radioactivité sur le site d’une ancienne mine d’uranium à Arzano/Meslan, mais aussi sur des lieux fréquentés par le grand public.

Sur ces sites, on a pu constater que le niveau de radioactivité était multiplié par 10 dans le chemin (sur lequel s’écoulaient les eaux d’exhaure de la mine lorsqu’elle fonctionnait) par rapport au niveau habituel en Bretagne, et même par 20 dans certains endroits. C’est le cas notamment près de la verse à stériles (rebus de l’extraction). La COGEMA et la DRIRE affirment pourtant que ces sites avaient été laissés propres …

C’est grâce à la visite de Pierre Denis, spécialiste de la CRIIRAD, venu donner une conférence à Riec-sur-Bélon ce printemps, que ce constat a pu être fait. Sur les indications de "Sortir du nucléaire", il a profité de ce voyage en Bretagne pour prendre des mesures sur quelques sites suspects. Le CRIIRAD a aussi contribué à soulever le problème en réalisant des analyses d’échantillons sur plusieurs sites (voir rapport disponible). En tout, plus de 20 sites dans le secteur seraient à analyser pour prendre la mesure de la situation et des risques d’exposition encourus. Pour les militants mobilisés sur la question, la moindre des choses serait un signalement de ces zones, pour éviter par exemple d’y stationner (c’est un chemin de randonnée) ou d’y faire du camping, comme cela a été le cas récemment d’après l’agriculteur voisin ! C’est symboliquement ce qui a été fait lors de cette conférence de presse, en apposant un panneau on ne peut plus parlant.

Au-delà des sites qui ont servi pour des recherches ou pour l’extraction, il faudrait aussi localiser les endroits où les rebus de l’extraction ont été utilisés pour faire des remblais (chemins, aires d’activités, …)… Après le départ des journalistes, sur l’indication du même agriculteur, nous sommes allés prendre des mesures sur un terrain de loisirs à proximité : le niveau de radioactivité était effectivement aussi élevé que sur le site de l’ancienne mine… inquiétant, non ?

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