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L'info de la semaine 14/2008

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Les pressions du lobby pour que l’Etat
n’applique pas la réglementation

Le plan d'eau de Pont-l'Abbé eutrophe à cause des excès de phosphore
Le plan d'eau de Pont L'Abbé, eutrophe à cause des excès de phosphore

La Chambre régionale d'agriculture, les organisations de l’élevage hors sol, et la FRSEA sont remontées. Elles ne supportent pas que les services de l’Etat appliquent enfin la réglementation. Elles se sont donc fendues d’un courrier au préfet de région, le 25 mars dernier, dans lequel elles dénoncent "les dérives récurrentes" et "un mode de fonctionnement insupportable" de certains services instructeurs.

Diable ! Elles n’ont sans doute pas lu les douze commandements de l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement, et notamment le quatrième : « Ecouter les intérêts particuliers, mais agir au service de l’intérêt général ».

Indiscutablement, le "cas du dossier phosphore pour lequel des exigences d'équilibre strict de la fertilisation sont formulées" leur reste en travers de la gorge. Mais là non plus, elles n’ont pas dû prendre connaissance de l’arrêté ministériel du 7 février 2005, applicable à l’épandage des lisiers, qui précise dans son article 18 : « La fertilisation doit être équilibrée et correspondre aux capacités exportatrices réelles de la culture ou de la prairie concernée ». Elles n’ont pas non plus dû lire l’avis motivé du 2 avril 2003 de la Commission européenne : « La plupart des traitements aérobies de lisiers porcins, rendus obligatoires dans certains secteurs, se limitent à une dénitrification, sans élimination du phosphore, dont beaucoup de sols bretons sont déjà saturés. L’excédent régional est évalué entre 80 000 et 100 000 tonnes. Il existe ainsi un risque de remplacer dans les eaux douces de surface le problème des fortes teneurs en nitrates par celui de l’eutrophisation, avec développement d’algues bleues toxiques (il existe plusieurs cas avérés déjà en Bretagne), dont les toxines seront difficiles à éliminer en usines de potabilisation des eaux. »

Si maintenant, les services de l'Etat ne cèdent plus aux exigences corporatistes et appliquent normalement la réglementation et les directives européennes, où va-t-on ?

Lire la lettre des organisations agricoles (PDF 174ko)


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