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L'info de la semaine 51bis/2006

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En Ille-et-Vilaine, 40 communes disent non aux OGM

Tandis que l’Etat français se fait poursuivre devant la Cour de justice européenne pour refus persistant de transposer une directive européenne de 2001 (risquant une condamnation financière importante), les élus locaux d’Ille-et-Vilaine se positionnent contre les cultures d’OGM en plein champs ou dans les cantines scolaire.

Des élus locaux s'engagent

Le collectif OGM 35 a écrit cette année aux 352 conseils municipaux d’Ille-et-Vilaine pour les inciter à prendre des décisions allant à l’encontre des OGM alimentaires, tels qu’ils sont proposés actuellement aux agriculteurs et consommateurs.

Dans leur rencontre avec les élus, le collectif a expliqué que :

- loin des arguments de lutte contre la faim dans le monde ou d’enrichissement en vitamines, les cultures transgéniques autorisées en Europe sont liées à l’usage de pesticides ;

- la co-existence sur un même territoire de cultures OGM et de culture non OGM, avec la garantie d’une séparation totale des filières, est irréaliste. Faire croire aux consommateurs et aux agriculteurs que c’est réalisable est tout simplement mensonger ;

- le brevetage de plantes génétiquement modifiées vitales à l’alimentation (blé, maïs, soja), associé à la volonté des sociétés les produisant de développer la culture de ces plantes à travers le monde, met en péril la diversité des semences et la liberté de pouvoir cultiver et s’alimenter de manière autonome.

En Ille-et-Vilaine, 40 communes ont décidé de prendre des mesures défavorables aux OGM alimentaires, tels qu’ils sont proposés aujourd’hui pour les essais et la culture en plein champ et/ou l’alimentation humaine et animale.

La France poursuivie devant la justice européenne

Depuis 2002, la France aurait du retranscrire la directive européenne relative à l’autorisation et la dissémination des OGM. Après avoir été une première fois condamnée en 2004, la France a préparé un texte sans consulter les différentes parties intéressées. Résultat : adopté au Sénat en début d’année, le passage à l’Assemblée nationale est continuellement repoussé…

Le 12 décembre 2006, la Commission européenne a saisi la Cour européenne de justice afin d’infliger une amende de 38 millions d’euros à la France et de 200 000 à 400 000 euros d’astreinte journalières. Affaire à suivre... qui démontre l'irresponsabilité réitérée et volontaire des autorités politiques françaises dans la gestion de ce dossier.

Voir le dossier de presse du collectif OGM 35.

Retrouvez toutes les informations sur le site du collectif OGM 35.

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