Présentation| Adhérez| Actu| Activités| Agenda| Sentinelles| Publi| Archives| Vidéo| Fiches AGIR|



Inscrivez vous à la newsletter


actualités

L'info de la semaine 46/2005

NANOFILTRATION  EN  EAUX  TROUBLES

En septembre 2003, de nombreuses associations s’étaient mobilisées lors de l’enquête publique pour dénoncer le projet de Brest Métropole et La Générale des eaux, de mise en œuvre d’une filière de nanofiltration sur l’usine de production d’eau potable de l’Elorn. Aujourd’hui, 2 ans plus tard, nous apprenons « par hasard » les raisons pour lesquelles le projet n’est toujours pas en route (malgré l’avis favorable du commissaire enquêteur et du Conseil Départemental d’Hygiène). En effet, une information que la collectivité n'a pas jugé utile de rendre public (pour des raisons que l'on devine) nous est revenue aux oreilles : Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France a prononcé le 5 juillet 2005 un avis confirmant son sursis à statuer du 6 avril 2004 ! Ainsi, dans son empressement à vouloir engager 13 millions d'€ dans une usine pour nanofiltrer de l'eau de l'Elorn, le couple BMO/VEOLIA n'a pas voulu entendre ce que les associations lui ont pourtant dis et répété lors de la démarche de consultation du public en 2003/2004, c'est à dire que :

"S'il est louable de vouloir sécuriser l'approvisionnement en eau du robinet des populations de la région brestoise, il l'est moins de le faire en poursuivant la fuite en avant dans la sophistication technologique du tout-traitement. Il n'est pas non plus admissible pour une collectivité de ne pas donner l'exemple en matière de rejets polluants à la rivière. Les consommateurs ne reprendront confiance dans l'eau du robinet que si la rivière - fontaine de nos villes - retrouve un bon état écologique au plus vite."

Comment pourrait-il en être ainsi, avec un projet qui prévoit de rejeter directement à la rivière le produit de son nettoyage, et bien plus encore ! C'est ce que nous retiendrons de ce deuxième coup de semonce donné par les sages du Conseil supérieur d'hygiène publique de France... aux sages élus locaux porteurs de projet.

Une question demeure toutefois, que faire maintenant ?
Une seule réponse à nos yeux : le retrait pur et simple du projet.

Nous demandons également à BMO et VEOLIA de faire la transparence sur les sommes provisionnées pour ce projet, afin que ces sommes servent à la protection de la ressource ou soient remboursées aux consommateurs, mais qu'en aucun cas ces sommes, déjà dépensées, ne servent à justifier la poursuite du projet en passant outre cet avis.

Demande d'avis sur le projet - CSHPF - 6 avril 2004
Courrier adressé au Préfet le 14 septembre 2005

Voir l'info des autres semaines.

crédits - mentions légales - plan du site - contact