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Actualités 2016

Actu semaine 37bis/2016

  Décès suspect dans l'estuaire du Gouessant,

le droit à la vérité

 

L'estuaire du Gouessant à Hillion

En 2008, deux chiens meurent sur la plage d'Hillion envahie par les algues vertes.

En 2009, un cheval décède en baie de Lannion dans les vases à la sortie du Yar sur la plage de Saint-Michel en Grèves, son cavalier étant victime d'un grave malaise et transporté en urgence à l'hôpital de Lannion.

En 2011, une trentaine de sangliers sont retrouvés morts dans les vases de la baie de Saint-Brieuc.

Le 8 septembre 2016, un joggeur décède sur ce même site de l'estuaire du Gouessant.

Cela commence à faire beaucoup ! Et maintenant, il y a mort d’homme.

L’estuaire du Gouessant accumule depuis des dizaines d’années, à marée montante, de gros amas d’algues vertes produites dans le fond de la baie de Saint-Brieuc. Celles qui s’amoncellent en haut des banquettes vaseuses ont du mal à s’évacuer et restent longtemps en place en se décomposant à la lumière. C’est à ce moment qu’il y a production d’hydrogène sulfuré. Il peut se libérer dans l’air quand la croûte est percée.

Plus tard, une partie de ces algues en putréfaction va s’accumuler dans les vases. Le rapport établi par l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) en 2011 conclut à un risque mortel par exposition même rapide à de l'hydrogène sulfuré (H2S). Que devient l’hydrogène sulfuré ? Est-il aussi stocké dans les vases ? Peut-il se libérer quand ces vases sont remuées ?

Le soupçon de ces morts suspectes se tourne évidemment à chaque fois vers cet hydrogène sulfuré (H2S), gaz toxique dégagé par la putréfaction des algues vertes en prolifération. Le seul moyen de savoir si le décès du joggeur d’Hillion (homme de 50 ans en forme) est du ou non à l’H2S formé par les algues vertes est de faire pratiquer une expertise médicale.

C’est ce que demande Eau & Rivières de Bretagne. L'association estime que cette expertise ne peut être refusée. Pour son président Dominique Avelange : « Tous ceux qui fréquentent les espaces littoraux, affectés par les dépôts d'algues vertes, ont le droit de connaître la vérité »


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