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actualités 2015

Actu semaine 41/2015

 

Algoculture vers la privatisation
de 20 000 ha sous la mer ?

  Art OF
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Eau & Rivières de Bretagne et Bretagne Vivante se félicitent du succès de la manifestation organisée le dimanche 27 septembre par les associations opposées au projet démesuré d'algo-culture intensive sur le littoral de Moëlan-sur-mer.

photo rassemblement
400 personnes se sont retrouvées pour un goûter résistant !


Chacun se demande légitimement ce qui a convaincu l’État de soutenir, au delà du raisonnable, un projet qui fleure bon l'improvisation et l'effet d'aubaine et qui soustrait à l'usage collectif une superficie inégalée du domaine public maritime.

Les professionnels reconnus, spécialistes de la récolte et de la transformation des algues, se déclarent à la fois surpris de l’autorisation accordée et plus que sceptiques sur la pertinence économique et la faisabilité d'une telle entreprise. On peut légitimement s’inquiéter de la reproduction en mer du modèle dominant que l'on a imposé à terre, avec les résultats que l'on sait.

L'état des lieux de la zone concédée a été dressé a minima. Les incidences environnementales à court, moyen et long terme, ont été à peine étudiées et toute étude d'impact ignorée.

Nombreux sont ceux qui s'insurgent également contre la méthode utilisée. Faisant fi des évolutions nombreuses et constantes du droit de l'environnement, des dispositions améliorant la participation et la consultation des citoyens, les services de l’État ont décidé de s'appuyer sur le décret de 1983 particulièrement squelettique.

Il est aujourd'hui invraisemblable que les citoyens, et leurs représentants associatifs, soient exclus de la participation aux décisions, alors que ces projets privatisent une part importante du domaine public maritime. On ne peut plus prétendre gouverner les territoires de cette manière. Cette question est posée avec acuité, au moment où doivent se conclure dans le département du Finistère l'étude et le débat sur le schéma des structures des exploitations de cultures marines.

Approuvé dans la pénombre des Commissions des Cultures marines des 8 et 9 juillet derniers, ce document, que l'on peut comparer sur terre à un PLU, autorise, sans barguigner, des mises en exploitation de 600 hectares chacune.

Ce sont, sur nos côtes, potentiellement des milliers d'hectares demain, qui pourraient être privatisés et concédés à l'élevage intensif de tout ce qu'il est possible d'élever en mer !

On risque assez rapidement de dépasser les 20 000 hectares de cultures marines installées sur l'ensemble du littoral métropolitain, qui après tout ne représente que 33 parcs de 600 hectares pièce, et l'on comprend mieux alors l'étonnante prévenance dont est entouré le projet contesté à Moëlan-sur-mer.

Eau & Rivières de Bretagne et Bretagne Vivante s'adresseront prochainement au Préfet du Finistère et au Préfet de région, pour connaître les intentions de l’État au niveau départemental et au niveau régional.

 

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