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Consultation du public sur l'eau et les milieux aquatiques en 2005
Bilan des actions d'information menées par Eau & Rivières

Eau & Rivières de Bretagne s’est fortement mobilisée pour faire connaître la DCE, la procédure de consultation du public, et pour inciter les citoyens à y participer.

Cette mobilisation s’est heurtée à plusieurs difficultés : la complexité de la directive, le retard pris dans la mise en œuvre de sa transposition, l’absence d’une « culture de l’eau » suffisante chez la plupart des citoyens pour aborder rapidement la consultation et ses enjeux.


Une des 80 réunions organisées par ERB pour faire connaître la consultation

En quatre mois, l’association a cependant pu organiser près de 80 réunions au cours desquelles, avec l’aide de supports informatiques, elle a :
    - présenté la directive et sa mise en oeuvre en France ;
    - présenté l’état des lieux et les principaux enjeux des bassins bretons, à partir des documents fournis par l’Agence ;
    - suscité le débat sur ce diagnostic et les orientations projetés, soumises à consultation ;
    - distribué les questionnaires et invité le public à les diffuser et à y répondre.

Un bilan de cet investissement permet de dégager les principaux enseignements suivants, recueillis au cours de ces réunions auprès des participants ainsi qu’auprès des intervenants.

Un calendrier difficile

La période choisie pour la consultation du public (2 mai/2 novembre 2005) a été perturbée par :
    - le référendum sur la constitution européenne,
    - la période estivale.

De fait, la période de mobilisation effective du public a été sensiblement raccourcie.

La mise à disposition des documents

Si le Ministère de l’écologie et l’Agence de l’eau ont multiplié les efforts pour permettre au public de prendre connaissance des documents et d’exprimer son avis, au niveau local les préfectures, sous-préfectures, et mairies ont - sauf exceptions des grandes collectivités (Rennes, Brest, Lorient …) - très peu contribué à faire connaître la consultation.

En outre, les documents, notamment ceux déposés en mairies, étaient peu connus et rarement disponibles immédiatement.

Par contre, les CD Rom "état des lieux" diffusés par l’AELB ont été précieux pour informer le public de la situation locale des ressources en eau et des milieux aquatiques.

Autre observation fréquemment recueillie lors des réunions, le fait pour les citoyens de devoir supporter les frais de retour des questionnaires était interprété comme la volonté des pouvoirs publics de ne pas assurer le succès de la consultation.

Les medias peu mobilisés, sauf à l’initiative d’Eau & Rivières

Cette consultation du public s’est déroulée dans le silence des medias, très peu mobilisés au niveau régional sur ce sujet. Cette situation est d’autant plus paradoxale que les medias bretons se font régulièrement l’écho des problèmes de l’eau et des actions menées pour sa reconquête. Elle est également surprenante dans la mesure où, sollicités localement par notre association pour annoncer et rendre compte des débats locaux sur la consultation, la presse quotidienne régionale (Le Télégramme de Brest, Ouest-France) et hebdomadaire s’est au contraire facilement emparée de ce sujet, comme en témoigne l’abondante couverture de presse des actions menées par Eau & RIvières.

Une approche locale à privilégier

Les réunions-débats, organisées par Eau & Rivières avec l’appui des associations locales à travers toute la Bretagne (Vannes, Rennes, Dinard, Paimpol, Trégastel, Milizac, Belz, Morieux, Carnac, St Malo…), ont obtenu la plupart du temps un réel succès (de 70 à 200 personnes présentes). Elles témoignent de la nécessité de s’appuyer sur les acteurs locaux pour diffuser l’information. La multiplication de ces réunions, leur excellente couverture par la presse locale, ont largement contribué à informer le public. Cette approche locale, pour peu qu’elle soit coordonnée à un niveau suffisant garantissant la cohérence et la qualité des informations diffusées, nous semble être très positive.

Une « culture de l’eau » encore très insuffisante

Les multiples réunions ont permis à chacun de mesurer le chemin qui reste à accomplir pour que le public dispose, sur la question de l’eau, d’un niveau de culture suffisant pour pouvoir être véritablement acteur du débat. Des notions aussi simples que le bassin versant, les modes de transfert des polluants, l’assainissement, l’eau alimentaire, sont parfois méconnues et empêchent toute appréhension globale de la question de l’eau. Même si la Bretagne n’est probablement pas la région du bassin Loire-Bretagne dans laquelle le public est le moins bien informé, il n’en demeure pas moins qu’un vaste effort d’éducation populaire à l’eau est à mener. La complexité de cette thématique, au plan technique, réglementaire, du fonctionnement des milieux, de l’organisation de la politique publique et des acteurs, est telle, que la future consultation sur le SDAGE ne pourra être assurée avec succès sans un renforcement significatif de l’effort d’éducation du public.

Un suivi nécessaire sur les prochaines étapes

Le public s’est beaucoup interrogé sur les suites qui seront réservées à la consultation : comment les avis seront pris en compte? comment sera-t-il informé des résultats de la phase de consultation? comment sera-t-il informé de la préparation de la révision du Sdage? La demande d’un retour sur cette première étape de consultation, comme celle d’une information sur la préparation du projet de révision de Sdage, est extrêmement forte.

En se mobilisant pour assurer l’information sur cette consultation, Eau & Rivières a engagé sa crédibilité : vis-à-vis des associations locales comme des participants aux réunions qu’elle a organisées, l’association s’est engagée à rendre compte des résultats de la consultation et à informer régulièrement sur l’évolution de la révision du SDAGE, d'ici la prochaine consultation publique débutant le 15 avril 2008.

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